Présentation

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

En live de la fosse...

Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 10:31

NIGHTWISH



         C’est avec un peu d’avance qu’à 19h50, retentit un roulement de tambour lorsque les projecteurs se furent éteints. Le public commença à rugir, et ma tension artérielle crève le plafond.

        Au bout d’une interminable intro, Peter et ses musiciens prirent possession de la scène, et lancèrent la meilleure première partie à laquelle il m’est été donné d’assister. Les musiciens, tout autant que le frontman, se donnent à 200%. Après Same Old Song, End of the Line, où le guitariste nous scie sur place en headbangant furieusement pendant plus d’une minute tout en conservant son jeu impeccable. et Eleanor Rigby (reprise des Beatles), je frôlais déja la syncope. Suit On and On,  Peter est un vrai génie, un homme de scène incroyable. Son talent de chanteur est prouvé par son impressionnante régularité vocale, tant dans les grunts de End of the Line que dans les mélodies de Eleanor Rigby. Il n’est, de plus, pas avare de communication, saluant, remerciant, parfois provocateur, mais jamais ingrat devant les réactions enthousiastes d’un public séduit. « And now, it is time to get Nailed to the Ground », rugit-il, pour ensuite enchaîner sur Zombie Slam, du dernier album Psalms of Extinction. L’assistance était conquise.

       Clôturèrent le show Just Hate Me, et le fameux Shut Your Mouth, où je commençais à sérieusement manquer de voix et d’oxygène. J’étais fan de Pain depuis déja longtemps, mais ce soir-là, ma Painitude a dépassé les sommets. Peu de gens les connaissaient avant leur ouverture pour Nightwish, mais leur prestation époustouflante leur valut une salve d’applaudissement d’une foule éblouie.


Les photos du show, cliquez sur le lien en dessous:

Pain Pain


Vidéos du set de Pain, cliquez sur les liens:

link  Same Old Song

 link  Headbang sur End of the Line

link   Shut Your Mouth

link  Just Hate Me


       Après nous avoir chaleureusement remercié et qualifié du « meilleur publlic pour lequel ils aient pû jouer, ils quittèrent la scène, et je continuais à brailler des « Hail Pain » et des « Peter Peter Peter » comme une vraie débile gagatisante. Les techniciens de Nightwish envahirent peu après la scène, pour finir d’installer le matériel. Mais Pain n’ayant que peu de décors, ils eurent vite terminé. Cécile et moi étions dans un état nerveux indescriptible, et quand au bout d’une attente d’à peine une demi-heure (attente remarquablement courte pour un si gros spectacle), les lumières baissèrent, pour laisser la scène et le public dans la pénombre. Nous distinguions dans le fond, une immense toile peinte représentant la couvertire de Dark Passion  Play, et d’autres décors semblables.

 

       L’intro monta des enceintes, douce et envoûtante, quand le public commença à scander le nom du groupe mythique. Des projecteurs bleus s’allumèrent, une légère rythmique se fit entendre, les applaudissements se firent plus forts, et au bout. Après 4 longues, très longues minutes d’attente, Jukka et son bandana montèrent sur scène, ovationnés par un public déjà dévoué. Puis Tuomas, Marco et Emppu firent leur entrée, sous une nuée de cris et, c’est Bye Bye Beautiful, second single de DPP, qui inaugura ce concert qui s’annonçait d’ors et déjà plus que prometteur. Annette, la nouvelle chanteuse, toute sourire, arriva la dernière, et se montra d’une énérgie et d’un enthousiasme incroyable. Le refrain fut repris par tout le Zénith, dans un ensemble impressionnant. Marco, très en voix, se trouvait juste en face de nous, nous a repérée et gratifiées de plusieurs sourires et clins d’œil. Tuomas était coiffé d’un haut-de-forme surprenant, faisait des mines et on ne pouvait nier la ressemblance avec un certain Johnny Depp. Emppu, comme à son habitude, survitaminé du haut de son mètre 55, courait, sautait par-dessus les enceintes, tandis que Jukka au sommet de son promontoir dominait la salle.

        Sans marquer la moindre pause, ils rempilèrent sur Dark Chest of Wonders, titre phare de Once. C’est sur ce titre qu’explosa réellement l’ambiance et ma voix, heureusement couverte par la musique. Annette, pourtant si petite, parvint à rallier derrière elle plus de 6000 personnes, et même si elle ne possède pas l’envergure vocale de Tarja Turunen, elle interprète très honorablement cette chanson qui demande à la fois puissance et maîtrise. Sur Whoever Brings the Night, une de mes pistes préférées de DDP, il est plus que flagrant que le groupe nourrit une véritable alchimie sur scène, tous sourient, paraissant sincèrement heureux de jouer ici ce soir. Annette a son style bien à elle, se déplace beaucoup, bouge avec entrain, et nous salue en Français, ce qui est tou à son honneur, car peu de groupes prennent cette peine. Elle dédie The Siren au fan-club français (bah de toute façon cette chanson je ne l’aime pas, et je n’aime pas non plus le fan-club, alors bouh !)…

link Dark Chest Of Wonders


       L’ambiance se calma quelque peu, moins électrique et survoltée, mais toujours intense pour The Islander, où Marco et Emppu abandonnent leurs matériel électrique pour des guitares accoustiques. Assis sur des tabourets, Tuomas à ses claviers, Jukka mystérieusement disparu, Annette les rejoint sur scène, coiffée d’une étrange couronne en plastique sortie tout droit d’une pochette surprise. La chanson est très calme, mais le public clappe des mains en rythme, pour finalement acclamer Marco à la fin de la chanson, sur invitation d’Annette, très portée sur la reconnaissance de ses compères finlandais.

link The Islander


      Promotion de Dark Passion Play oblige, Amaranth est interprétée sans faute (sans brailler les « misheard lyrics s’il-vous-plait), et contraste fortement avec While Your Lips are Still Red, une ballade en bonus track sur l’album, où seuls les garçons sont sur scène, à l’exception de Emppu. Je n’étais pas adepte de cette chanson au début, mais l’interprétation en live sans les violons sirupeux, agrémentée de quelques sourires du vicking bibarbique me fait finalement changer d’avis.

link Amaranth

link While Your Lips Are Still Red


      S’accordant une pause bien méritée, tout le groupe file en coulisse, et laisse l’intro de The Poet and the Pendulum ravir le public. Les garçons reviennent sur scène et nous mettent K.O. dès les premiers instants, tandis qu’Annette assure une performance vocale très admirable pour un morceau si long. Je me déboite les épaules, arrache les poumons, mais qu’importe… Tous se donnent à fond, les mains de Tuomas virevoltent sur les claviers, Marco ne faiblit pas sur ses parties chantées. Au bout de 13 minutes, la fin est époustouflante, sur « Save me » Tuomas illustre son propos en mimant de se faire trancher la gorge, de façon très théatrale (mais non, on ne sent pas la ressemblance avec un certain Johnny Depp, pour ne citer personne).

link The Poet and The Pendulum (5 premières minutes)

link The Poet and The Pendulum (fin)


           Sahara est une bonne suite  à TPATP. Bien que peu convaincue par cette chanson sur l’album, l’entrain général me fait modifier mon opinion, de plus, voir Annette sauter et bouger infatigablement, et Emppu se payer notre tête sur la reprise ont raison de mes réticences. Nightwish est n’est rien moins que mort, d’ailleurs Dead to the World le confirme bien. Un titre rarement joué en live depuis Century Child, et qui pourtant est un classique..

link Sahara

link Sahara (2)

link Dead to the World


      Malheureusement, Nemo me reste quelque peu en travers de la gorge, n’étant pas soprano qui veut, Annette a parfois du mal à assurer le niveau très élevé imposé par l’ancienne vocaliste. Mais la grandiloquence de la prestation pallie à ses faiblesses, l’ambiance neigeuse du clip recréée par un flot de cotillons. Grandiloquence toujours présente sur 7 Days To The Wolves, qui inaugure le rappel. Toujours aussi énergique, Anette grimpe même sur l’estrade de Jukka lors des parties instrumentales pour saluer l’audience.

link Nemo

link Seven Day To The Wolves


      Le morceau est suivi par Wishmaster, quelque peu modifié pour coller le plus possible au style vocal d’Anette. Les mythiques « Master ! Apprentice ! Heartborn, Seven Seeker ! Warrior, Disciple, in me the Wishmaster », saccadés par les fracas de batteries, appellent le public à donner encore une fois le meilleur de lui-même, pour soutenir un groupe qui aligne les performances incroyables. Marco nous remercie en hurlant dans son micro « I think, for half and  a year we’ve been touring now, you are the best crowd, this is fucking awesome!”, ce à quoi Anette renchérit “Oui, it’s the truth, you’re the best, we are blown away!”. Interlude très gratifiant de la part de ce groupe si mythique dans le monde du Metal. Et ce fut par un Wish I Had An Angel que se termina, dans une apothéose d’effets de pyrotechnique, un déluge de cotillons et une explosion musicale, ce concert absolument époustouflant.

 link Wishmaster

    Le public, séduit, ovationna les 5 scandinaves dans un élan de gratitude comme jamais encore je n’en avais vu. L’outro s’éleva. Marco, qui nous avait à plusieurs reprises sourit et fait des petits signes, vicking derrière sa basse. Jukka, sous son bandana. Emppu, 1m55 d’adrénaline et de vitamine C. Anette, qui a soutenu sa performance haut la main. Et Tuomas, ému aux larmes.  Tous saluèrent, s’inclinant à plusieurs reprises, bras dessus bras dessus, dans un ensemble et une complicité qui n’avait pas émergé du groupe depuis longtemps. Anette descendit même au premier rang, remerciant, serrant les mains, les larmes aux yeux. Elle récupère la banderole artistiquement réalisée par les soins de Cira. Toujours sur scène, Tuomas a même eu l’immense gentillesse de venir nous serrer la main, sans nul doute par les grands signes et les appels que je destinais à son attention. Quand le groupe fut sorti, -Cira pardonne-moi-, ma très chère meilleure amie avec qui j’avais passé cet extraordinaire moment et qui m’avait tant raillé après mes larmes du concert de Kamelot à Bordeaux, cette même Cira, celle-là même chez qui tout débordement lacrymal est rareté, fondit en larmes sur mon épaule, et j’avoue que moi aussi j’avais une boule dans la gorge.

Les photos du concerts, cliquez sur le lien dessous:


Nightwish-2008 Nightwish-2008 

 

        Après 3h de pur bonheur, la neige nous attendait au sortir du Zénith, comme pour nous rappeler dans cet air du temps scandinave, qu’un ange nous accompagnait encore.

Par C-lynn - Publié dans : En live de la fosse...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 octobre 2007 5 05 /10 /Oct /2007 21:36

KAMELOT



    Cécile et moi sommes joyeusement arrivées devant la Rock School Barbey ce mercredi 3 Octobre à 11h45, pleines d’entrain, d’enthousiasme et de bonne humeur, après avoir quelque peu déambulé. Quelle ne fut pas notre surprise (quoi que très relative vu l’heure de notre arrivée), de voir arriver le tourbus de Kamelot, et un petit camping-car. J’ai agrippé le bras de Cécile en le lui broyant, et nous nous sommes précipitées toutes affaires cessantes vers l’entrée des artistes, pour croiser un membre du staff qui nous infroma que le groupe finissait sa nuit. Je lui ai donc donné ma lettre, qu’il a accepté de transmettre. Nous sommes ensuite retournées faire le pied de grue.
    Ce ne fut que sur le coup de 15h30 que nous vîmes arriver les premiers les premiers fans. Lorsqu'un colleur d'affiche se pointa pour avec des affiches du concert, petite bousculade pour tous en avoir un. Nous faisons quelques temps plus tard la connaissance d'Aurélie (mention spéciale), avec qui je me découvre beaucoup de points communs.

être























 


 


 


















 

    Nous décidons d’aller nous balader vers l’entrée des artistes, dans l’espoir de voir quelques membres du groupe et rencontrons les membres de Serenity, groupe de speed melodic autrichien qui a la lourde tâche d’ouvrir pour Kamelot. Ils se révèlent tous très sympa, drôles et amicaux, on leur a tapé un sacré brin de causette, mais le summum de l’excitation bestiollienne est arrivé quand je lui ai à nouveau agrippé le bras.
    En effet, Oliver Palotai, claviériste de Kamelot, est arrivé. Alors… Comment décrire… La réaction de Cécile…. Les yeux écarquillés, la bouche qui s’est ouverte sur un sourire d’un genre nouveau. Il a été très amical, a signé tout ce que je lui présentais, a pris la pose avec tous ceux qui le voulaient, et nous a même dit, à Cécile et moi, que nous avions de très beaux vêtements… La classe, quand même. Puis il nous a quittés et j’ai eu un moment de flottement quand Casey est arrivé à son tour, mais le portable collé à l’oreille, et visiblement trop pressé pour s’arrêter. Et vers 18h30, c’est Khan qui s’est pointé, mains dans les poches, pour aller casser la croûte à la cantine. Cet homme est le charisme à l’état brut, même en mode touriste en pull et jeans délavés…même si il paraissait plus absorbé par le remplissage de son estomac que par les murmures admiratifs qu’il a provoqués.
    L’heure vint pour les artistes d’aller manger, nous avons donc pris congé de Serenity, et regagné l’entrée, où il y avait au bas mot 25 personnes. L’ambiance n’était pas des meilleures. En effet, une bande de gros bourrins tentaient de se tailler la place et ce en bousculant tout sur le passage.

    Il était 20h20 quand les portes se sont enfin ouvertes, ce qui donna lieu à une débandade monstrueuse, pour que nous finissions coincés par une porte de sécurité. L'opération périlleuse de la soirée à consité à monter un escalier sans se prendre les pieds dans nos jupes ni vous vautrer avec nos talons hauts. Mais nous avons atteint la barrière en un seul morceau, et aux meilleures places: premier rang, au milieu droit, juste en face d'un flycase pour poser tout notre bazard.
    Nous n'avions pas investi les lieux depuis 10minutes que le concert commença. Serenity s'est révélé être une très bonne surprise, ils ont une présence scénique enthousiaste et d'excellentes chansons. Le chanteur nous a slammé dessus et s'est laissé, avec beaucoup de bonne volonté, embrassé par Aurélie et moi (qui je l'admets, bavions tant et plus devant sa belle gueule). Nous nous sommes démonté les cervicales à headbanguer comme des hystériques. Leur musique dans la veine de Sonata Artica m'a énormément plu et je me suis promi d'acheter leur album.
















 

 

 

 

 


















   

    Moins de 10 minutes après la fin du set de Serenity, c’est Adagio, groupe heavy français adepte de grosses New Rock cloutées qui est entré en scène. Ils ont balancé un metal dont je ne saurais préciser exactement le genre, mais qui oscillait entre du melodic et du heavy brut. Pas tout à fait ce que je préfère, mais néanmoins un bon show qui m’a donné la pêche et n’a pas non plus été de tout repos pour mon cou. Petite anecdote, nous avons eu à la fin le droit à la reprise de « Fame » version heavy, et je vous assure que cela valait le détour.


undefined undefined undefined



















 

 
















 




       Une fois que les deux premières parties eurent effectué leur service, Aurélie, qui s’était éclipsée, est revenue en transe nous dire que les membres de Serenity étaient au bar, et que c’était par conséquent le moment d’aller les revoir. J’ai donc chopé Tom-Tom, et Cécile a généreusement accepté de nous garder les places. S’en est suivi un petit quart d’heure photo, où nous avons découvert que George était du genre séducteur aux mains quelque peu baladeuses… mais ni elle ni moi n’allions nous en plaindre. Ils sont tous réellement adorables, et très souriants. Mais le temps passait, et il eut été bête de manquer le début du concert pour lequel nous étions initialement présentes. Nous avons donc retrouvé Cécile qui nous avait vaillamment conservé nos places si chèrement acquises.


    22h42. Les lumières se sont soudain éteintes, et une violoniste est arrivée sur scène, vêtue d’une superbe robe et d’un masque vénitien. Sans grande surprise, mais avec beaucoup d'admiration, nous assistons à l'interprétation de Solitaire, intro de Ghost Opera.






















    Puis Casey, Oliver et Thomas sont arrivés sous un tonnerre d’applaudissements. Glenn était remplacé pour des raisons de santé, mais son remplaçant, un certain Sean, avait la jambe dans un plâtre, car il s’était démis le genou quelques jours auparavant. Et Khan s’est montré le dernier, comme d’habitude, et immédiatement donné le ton. Venant s’accroupir juste devant moi, il a lancé à la foule des encouragements énergiques, et c’est avec Rule The World que le concert démarra.


 




 



 









 

   C’était la première fois que je la voyais jouée, puisque figurant sur le dernier album, et elle passe à merveille. La chanson terminée, Khan nous salue d’un « Bordeaux » teinté d’un accent anglophone à croquer. La première claque me fut donnée par l’une mes chansons favorites, à savoir When The Lights Are Down, qui m’a transportée. Cécile aussi était dans un état dans lequel je l’avais rarement vue avant. Khan, joueur et charmeur, a la manie quelque peu perturbante de s’approcher très près du bord de la scène, s’accroupissant et tendant la main, mais sans toucher le public ; et il avait l’air de bien s’amuser…
J’ai eu droit à mon moment de je-ne-sais-pas-comment-dire, lorsque sur Soul Society, il s’est planté devant moi et m’a chanté le second couplet en me regardant dans les yeux, puis m’a donné la main en souriant. Ce que je ressentais était au-delà de la joie.















    Toujours dans la lignée de Ghost Opera, la chanson Mournig Star a été de nouveau jouée, je dis de nouveau car nous l’avions déjà entendue au concert de l’Elysée Montmartre. Mais cette fois-ci, elle avait une autre dimension, car nous la connaissions…
« Tell me when the night is gone, like washed away, make a wish beneath the mournig star ».

 

   














        Changement radical de registre, avec Descent Of The Archangel, pour laquelle nous avons vu nos  cervicales en prendre un sacré coup. Thomas m’a fait cadeau de son mediator. Oui, il me l’a donné à moi, il le te,ndait vers moi, mon voisin a tenté de le prendre, mais Thomas l’a retiré de sa porté et me l’a mis dans la main. J’étais déjà comblée. C’est alors que le moment redouté par  mon maquillage est arrivé. Le groupe a regagné sa place, Khan a pris son micro, et annoncé la chanson qui fait mal. Abandoned.  Mon mascara waterproof croyait s’en être tiré à bon compte, mais c’est sur The Human Stain que j’ai finalement craqué, versant une fois de plus de grosses larmes.

 














        Laissant à Khan le temps de reprendre son souffle, Thomas, Oliver, Sean et Casey ont entamé un set instrumental, qui fut clôt par un solo de batterie retentissant. Une pause pas reposante qui fut sans concession suivie d’un Center Of The Universe que Cécile et moi avons entonné à l’unisson (c’est en effet la chanson qui nous a fait par hasard découvrir Kamelot). Le solo de guitare, nous y avons eu droit de près, et quand je dis près, je veux dire que le manche de la guitare se trouvait à 5 cm de mon front, Thomas ayant de nouveau élu le flycase comme marchepied.  Après ma « dédicace » de When The Lights Are Down, et notre hymne kamelotien commun Center Of The Universe, ce fut au tour de Cécile d’avoir sa chanson. The Haunting, qui se révèle énorme même en l’absence de Simone Simons, remplacée par une autre jeune fille toute aussi talentueuse.






























   



    Depuis que nous avions acheté nos billets, notre duo s’était évertué à maîtriser les chansons principales, enfin, une en particulier. Forever rallia tous les suffrages. Surtout le passage où Khan fait chanter le public. Et nous étions au taquet. Après deux échauffements sans doute sensés établir le niveau global, Khan nous lança « And the big one ? Are you ready for the big one ? » … Prêts, nous l’étions, il fut d’ailleurs surpris de voir à quel point. Au moment de reprendre « When I close my eyes… »il marqua une pause, laissant durer le suspense, et ce fut un fan qui continua « Foreveeeeeeer », dans un silence blanc. Khan voulut continuer, mais après avoir repris son souffle, il éclata de rire… Tout le groupe se figea un instant, et au final ce furent eux qui applaudir le soliste en herbe. Les aléas du live…mais un moment qui n'a pas de prix!

























        C’était au tour d’Oliver de montrer son talent, en jouant un solo de clavier époustouflant, pendant lequel (pardonne-moi) j’ai vu Cécile ébahie. Je le fus quelques instants après la fin du solo quand elle m’a fait remarquer que Casey avait tombé le t-shirt (ce qui fit tomber ma mâchoire inférieure sur ma poitrine)… Plongeant dans un côté plus sombre, Ghost Opera poursuit le show, et balaye tout.
La seconde séquence émotion du concert est donné par Love You To Death, qui m’étreint « I will always be with you, I’m the anchor of your sorrow, there’s no end to what I do, ‘cause I love you, I love you to death ». Sur le second refrain, Khan me retend de nouveau la main, si j’avais pu m’envoler je crois que ça se serait produit.














        Le concert durait depuis près d’une heure et quart. Mais il n’était pas fini. Karma a éclaté dans un éblouissement de lumière mêlé à des jeux de fumée.
« Don’t forget, my friends, all you do in life, is back to you », nous chante Khan dans un dernier refrain. Sur un fracas de cymbale, Kamelot quitte la scène.

 












           Mais le public ne l’entend pas ainsi. Martèlement de pieds, hurlements et tonnerres d’applaudissments. J’avais rarement vu tant d’enthousiasme. Bien sûr, ils revinrent. Et clôturèrent le concert par une March Of Mephisto martiale et merveilleuse, Khan encore cette fois-ci vêtu de sa longue soutane. La fin de la chanson m’a semblé de jamais venir, comme si le rêve ne voulait pas s’achever. Tout le groupe sollicitait le public à qui mieux-mieux, et les 200 personnes le leur rendait bien.
















        Malheureusement, tout a une fin. Après 1h 30 d’un show tout aussi époustouflant que celui de l’Elysée Montmartre, ils s’alignèrent pour saluer, en comapgnie de la jeune fille qui avait assuré les chœurs, le rôle de Marguerite sur The Haunting et celui d’Helena sur Abandoned. Ils avaient l’air ébahis de l’acueil que nous leur avions fait, et surtout heureux. Puis séquence cadeaux. Les baguettes de Casey volent, ainsi les mediators. Lorsque Khan se penche pour décoller la setlist à ses pieds, il me regarde, me sourit et me la donne. Thomas s’approche de moi, se penche et me fait la bise. J’étais au bord des larmes une fois de plus. Puis c’est Casey qui vient saluer le public. Je lui fait des grands signes, et en riant il s’approche et je lui fais un câlin à lui aussi. Qui a dit que j’étais pot-de-colle ? Puis il a la gentillesse de prendre la pose le temps que j’immortalise ses abdos. C’est quand ils furent tous partis une bonne fois pour toute que j’ai finalement ruiné définitivement mon maquillage, j’avais eu trop d’émotions balancées à la figure en trop peu de temps. Aurélie et Cécile m’ont néanmoins rapellé que le maquillage qui coule me donne l’air d’un raton laveur dépressif et j'ai finis par fermer les robinets.

undefined











 

 

 




 

 







   
    Au bar, nous y avons retrouvé nos potes de Serenity pour de nouvelles photos. Vraiment, je les aime bien. Aurélie devait nous quitter, nous nous sommes tou de même promis de nous revoir. Thomas est ensuite venu faire un petit coucou à ceux qui se trouvaient encore là. Quand je l’ai vu, j’ai eu un moment d’hésitation, mais c’est lui qui s’est approché de moi. Sans trop réfléchir, j’ai bégayé, et il m’a serrée dans es bras, puis m’a demandé si j’avais assisté au concert de l’EM en Avril, car il me reconnaissait. Photos, autographes, tout y est passé. Il était 1h du matin quand nous nous sommes finalement fait jeter de la salle… Et nous sommes tombées sur George, chanteur de Serenity, avec qui nous avons passé près d’une heure à discuter. Quand fut venue pour lui l’heure de rentrer, nous nous sommes tous séparés heureux. Cécile et moi avons regagné Babette qui avait dormi toute la journée sur un parking, puis retour chez Gaëlle, où, après nous être fait un petit casse-croûte nocturne, nous sommes allées nous coucher avec des étoiles, des rêves et des souvenirs plein la tête.chanteur de Serenity, avec qui nous avons


 


               






        ti_bug_fck

Par C-lynn - Publié dans : En live de la fosse...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 21:45
30 SECONDS TO MARS




Levée à 4h, après une nuit blanche, je saute in extremis dans le train de 6h, où je finis de me préparer... J'arrive à 8h30 Gare d'Austerlitz. En arrivant, je chante "Beautiful Lie" à tue-tête dans le métro. J'arrive devant l'Elysée Montmartre à 9h30, et je suis effarée de voir la quantité de gens déja présents. J'arrive néanmoins à gratter une place pas loin d'une des entrées. Là l'attente commence, je chantonne "Buddha for Mary" dans un climat quelque peu hostile.


A 11h30, Datura et Maeva arrivent enfin, des nanas pas douées pour le sens de l'orientation, hein? On commence tout de suite à triper, et au milieu de la foule, nos jambes s'ankylosent vite. A l'arrivée d'Aarycia, la BoyzTeam s'aggrandit.














Dans l'après-midi, Tomo se pointe l'improviste, genre "Touriste Routard", casquette et lunnettes vissées sur le crâne, sac de rando et baggy pour un style rando pur souche. Il repart assez vite, peu de personnes ont tilté. Datura et moi décidons alors de nous diriger vers l'entrée de service, au cas où les autres membres se pointeraient. Et nous sommes restées comme deux ronds de flan quand Tim est arrivée. Dat' m'a broyé le bras en me demandant d'aller lui parler, mais je me suis retrouvée trop fondue devant sa belle gueule, et au moment où je me suis décidée à parler, il était déja rentré...



Un peu dépitées, nous sommes retournées à l'entrée. Vers 16h30, mouvement de foule, car le staff a installé les barrières. Tout le monde s'est levé et massé aux entrées. Mais les portes n'étaient sensées ouvrir qu'à 19h30. Donc, encore 3h à attendre, sous un soleil capricieux. La StreetTeam distribuait des petits drapeaux du phoénix et de la Trinité, j'ai réussi à en récupérer un.


















18h. Une averse diluvienne se met à tomber. Je m'étais retrouvée séparée de Dat, Aary et Mae lors du mouveement de foule provoqué par la mise des barrières, moyen moyen. J'étais sous l'avancée, mais 98% de la foule se faisaient tremper. Alors les portes ont été ouvertes avec 1h15 d'avance. Et jamais je n'avais vu autant de précipitation... Un rush pas possible... D'ailleurs, j'ai failli me faire bloquer par un vigile... Une fois dans la salle, j'ai tenté de garder des places pour mes trois Boyziennes, mais les groupies ont été plus fortes, les filles de sont retrouvées derrière. J'étais au premier rang, les côtes écrasées par la barrière et les hanches compressées par celles de mes voisines.Nous avons assisté aux balances de la première partie. Ma foi, sympathique.



A 19h45, We are the Physics a entammé son set. Ils ont balancé une sorte de punk-rock pas mal déjanté, dans une veine quelque peu "Franz Ferdinand-esque". Beaucoup d'énergie, et un show qui s'est révélé plutôt bon et entrainant, une British Touch old school pas désagréable. Mais qui se planquait dans un coin de la scène? Tomo, qui rigolait tout seul de nous voir trépigner. 30 minutes plus tard, le groupe quitte la scène, me laissant une bonne impression.




















2Oh15. Les techniciens démontent le matos de WATP avec une rapidité étonnante. Et là, plus rien. Un album de The Police tourne en boucle. Nous attendons. Encore. Encore. Et encore. Jared devait sans doute être en train de se faire son brushing. Au bout d'une demi-heure, une bonne partie du public commence à huer le vide de la scène... Un battement de plus d'une demi-heure est quand même un peu trop long... Mais à 21h05, les lumières se sont éteintes....



La batterie de Shannon éclairée de bleu, les paravents japonnais baignés de lumière douces, et soudain, des flash aveuglants. Carmina Burana s'est élevée. Dans le public, le délire a commencé. Au bout d'une minute, Tomo et Tim sont arrivés. Tomo, vêtu d'une chemise bleue, d'une veste militaire, d'une cravate, d'un jean moulant et de converse oranges (!?), et Tim, croustillant dans un t-shirt à manche longues un poil moule-pectoraux et un jean qui mettait joliment en valeur sa chute de rein... Shannon était quasi-invisible derrière sa batterie. Mais l'hystérie à atteint son apogée quand Mister Leto a fait son entrée, dans un costume blanc. Tous portaient des masques vénitiens à longs nez. Jared a lancé dans le public la douzaine de roses qu'il avait à la main.























Ils ont finalement jeté leurs masques, Jared a pris sa guitare, et A Beautiful Lie a littéralement explosé. Le public braillait plus fort que Jared, qui se déchainait comme si il s'était dopé au speed. Je dévorais Tim des yeux, qui me souriait. Sans attendre, ils ont enchainé sur Battle of One, où Shannon martelait ses fûts comme un possédé.




















From Yesterday
est lancée comme un boulet de canon, et en live, prend une envergure énorme. Puis c'est Savior qui poursuit le set, avec un Jared qui s'éclate les cordes vocales et semble en être heureux comme tout. Tellement heureux qu'il en entame un petit cours de français, balbutiant des "J'aime Paris", "Paris j'aime", "Je t'aime Paris" et "Paris Je t'aime". Que c'est chou...























Petit retour en arrière avec The Mission. Une des rares chanson de leur premier album jouées ce soir-là. Des "Come here with me" que j'aurais avec grand plaisir destiné à Tim qui me faisait toujours plus d'effet. Après The Mission, Jared lance une conversation avec le public... qui n'a visiblement pas compris tout le sens de ses quesions:

"Are some people here tonight, who have already seen us?" Un vocifèrement incompréhensible répond à cette première question.
"Do some people here, see us for the very first time?" Un nouveau rugissement répond à cette seconde question.
"Who really understand what I say?".... réplique alors un Jared qui semblait s'amuser comme un petit fou à nos dépends...




















Comme pour se venger, le public lui sert une petite dédicace, en braillant un "Alouette, gentille alouette", qui fait bien rigoler Tomo. La chanson suivante fut "Was it a Dream", où beaucoup d'entre nous auraient aimé voir devenir vraie la phrase "A photograph of you and I in love...".






































Sur la fin, un objet bizare fuse sur scène: une jolie petite culotte rouge à pois blancs, où est agrafé le mot qui suit "Play Oblivion or I will be exterminated after the show..." Mais Jared trouve plus amusant de mettre la culotte sur sa tête, et d'entamer "The Kill". Etrangement, elle perd une bonne partie de son potentiel dramatique, avec le Mister Leto coiffé ainsi. Au milieu de la chanson, il se lance dans une expédition, escaladant les enceintes à droite de la scène, puis sautant dans le public (les vigiles en ont d'ailleurs fait une attaque), et enfin montant au sommet d'une des échelles supportant les arcades. Une fille essait de le rejoindre, mais elle se fait arrêter par un des membre de la sécurité.












































Revenu à bon port, frais comme un gardon de surcroit, il entonne à capella " Do you live, do you die, do you bleed, for The Fantasy...". Une énergie toujours présente chez chaque membre: Tomo s'éclate comme un gosse à faire des petits pas de danses et des gimaces, Shannon garde une mégaclasse, Tim essort la sueur de sa mèche en headbanguant comme un possédé. Mais les trois quittent la scène, pour laisser Jared avoir son (énième) moment de gloire. Seul sur scène, il prend sa guitare sèche, et entame un refrain de Oblivion qui n'était pas prévu au programme mais qui fait néanmoins son petit effet.




















Il joue ensuite un Modern Myth qui m'arrache quelques larmes, je dois avouer que c'était sublime.






























Tim, pour le plaisir des yeux...





La séquence émotion passée, tout le groupe se retrouve sur scène pour reprendre le set avec Hunter... Une ambiance psychédélique limite trip LSD, mais plutôt sympatique, Jared s'éclate encore plus, se ballade, et vient finalement s'accroupir juste devant moi. J'ai tenté de jeter un oeil pour vérifier la rumeur des 28, mais ce n'était pas flagrant. Vient The Story, où Tim manie sa basse avec une dextérité qui me laisse rêveuse. Jared semble plus franc sur cette chanson... La fin du concert s'approchait.























La dernière chanson sera Attack, qui dévastera tout. Le public et le groupe sont en vraie communion, un grand moment de concert.























Elle se termine brutalement. Sans un mot, le groupe sort sous des applaudissements du tonnerre. Il n'y aura pas rappel, ni de salut. Shannon distribue ses baguettes, passe devant moi, me sourit, et me fait un clin d'oeil en me montrant du doigt.

Cette fois-ci, c'est bel et bien fini, ils ne reviendront pas. Les techniciens commencent à tout démonter. Le caméraman vient narguer les fans en filmant ceux qui quémandent ce qui reste sur scène. Il me tend un des mediators de Jared, comme à un petit chien auquel on tend un os. Puis je lui demande si il peut me ramener une des roses qui avait échoué près de la batterie... Le petit malin avait laissé tourner sa caméra, et m'a signifié, après m'avoir donné la rose, de parler à l'objectif. Improvisant un speech à la One Again Bistoufly (dédicace à Dat'), je m'élance et je sors: "Jared, if you hear me, you and your band are the best. I would like you to know it. You guys are a part of my life. And I love you". C'est seulement une fois que j'ai eu fini que j'ai réalisé à quel point ce que je venais de dire était stupide...




















Je retourne retrouver les filles un peu plus loin, et nous sortons, car les vigiles commençaient à s'énerver.
Nous faisons alors le pied de grue devant la sortie de service dans l'espoir de les voir sortir, mais nous apprenons trop tard qu'ils ne feront qu'une très courte séance de dédicace à l'intérieur. Et sans Tim... Au bout de 45 minutes, deux vans entrent dans l'arrière-cour de l'Elysée Montmartre. Et en ressortent quelques minutes plus tard, emmenant Jared, Tomo et Shannon. Jared a fait une sortie éclair pour signer une voiture '?!?!?!), mais a filé ensuite comme un voleur devant l'afflu de groupies. Shannon a tenté une sortie, mais la foule était trop aggressive, et il n'a pas pu s'attarder sous peine de se voir étouffé. C'est donc sans au revoir aucun qu'ils sont partis, à la grande déception d'un public qui leur avait pourtant réservé un accueil plus que chaleureux. Saloperie de service de sécurité! Je vais vous apprendre, moi, à virer des fans avant la séance de dédicaces..... *va chercher sa tronçonneuse*




















Au final, ce fut tout de même un concert génialissime, une excellent performance, que jamais je n'oublierai....


Les filles, j'espère vous revoir bientôt!


"Come break me down, burry me (burry me)
I have finished with you.
Look in my eyes, you're killing me (killing me)
All I wanted was you"
Par C-lynn - Publié dans : En live de la fosse...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 21:43
Kamelot


Je me souviens du jour où j'ai acheté l'album "One Cold Winter's Night". Ce même jour, je suis allée sur leur site officiel, et j'ai appris que le groupe serait en concert unique à l'Elysée Montmartre le 5 Avril... Quelle n'a pas été ma joie, moi qui suis fan depuis longtemps...

C'est ainsi que je suis arrivée devant l'Elysée Montmartre le 5 Avril, à 14h, comme une fleur, où j'ai retrouvé Céline, et Mathieu que je n'avais pas vu depuis fin Septembre. Le soleil brillait, la journée s'annonçait très bonne. En effet j'allais voir un groupe excellent avec deux personnes qui me sont très chères. A peine 20 minutres après mon arrivée, qui vois-je? Une jeune femme aux cheveux roux, vêtue d'une veste bleu ciel. Le temps de me poser la question, c'était Simone Simons, la chanteuse du groupe Epica. Traversant la rue, je m'approche d'elle pour la saluer, mais elle me rembarre d'un ton plutôt sec, et s'engouffre dans la salle. Bon, très bien, j'essaie de ne pas me formaliser, mais j'ai du mal à apprécier. Nous nous installons sur les marches, pour encore 3h d'attente, qui se déroulent dans la bonne humeur et une ambiance bon enfant. Surprise, quand Liv Kristine, la chanteuse de Leave's Eyes qui assurait la première partie, sort de la salle, pour aller faire quelques courses. Elle ne fait aucune difficulté à signer quelques autgraphes, et à faire des photos, avec un sourire aimable et un mot pour chacun. Même gentillesse lorsqu'elle revient. J'ai beau aimer Epica d'avantage que Leave's Eyes, c'est Liv qui remporte la palme de l'amabilité. L'excitation monte, quand on entend les balances de Kamelot, tendant l'oreille je reconnais Lost and Dammed et When the Lights are Down. Ce qui signifie qu'elles seront jouées ce soir....





























De gauche à droite: l'Elysée Motmartre, puis Math, Céline et moi, et enfin moi qui ne me la joue absolument pas...


A 18h, les membres de la sécurité mettent en place les barrières, et j'arrive à me glisser en première place, juste devant la porte. Un des gars du staff, avec qui j'avais discuté dans l'après midi me glisse discrètement quelque CD promo du prochain single de l'album de Kamelot à veniir début Juin, quelques cartes postales et des autocollants. J'en garde deux de chaque, un pour moi, un pour ma Bestiole, et je fais passer le reste. 18h30, les portes ouvrent enfin, et j'ai la fierté de dire que j'ai été la première à entrer, montant 4 à 4 les escaliers en tenant ma jupe pour ne pas tomber. Une fois devant la barrière, je ne m'en détache plus, je resterai à cet endroit quoi qu'il arrive.

Le premier groupe à passer sur scène, à 18h30 est Fairyland, un groupe de Metal Melodic parisien. Je ne connaissais pas, et j'ai été très agréablement surprse. Ils ont balancé un set ma foi de bonne facture, dans un style qui ressemblait un peu à du Rhapsody. Le chanteur est un brin kitch dans sa veste en velour, mais il a néanmoins un talent indéniable, et la formation se sort honorablement  de la lourde tâche d'une ouverture pour un groupe comme Kamelot.

Après 30 minutes de set, ils laissent la place à Leave's Eyes. Je n'aimais pas trop ce groupe... La musique est très bonne, là n'est pas le problème, mais la voix de Liv Kristine ne passe réellement pas. Elle manque de charisme, parait trop fragile et trop douce... Son jeu de scène est un peu plat, pas suffisamment impliquée... Les musiciens sont toutefois à la hauteur, et le set ne manque pas de qualité.

























































21h. Les techniciens venaient de finir de mettre en place tout le matériel de Kamelot. Les lumières se sont baissées. Et la foule a vu arriver sur scène Casey Grillo qui s'est assis derrière sa batterie, Oliver Palotai aux claviers sur l'extrême droite de la scène, Thomas Youngblood devant moi avec sa guitare sur ma gauche, Glenn Barry sur la droite. Et ils ont tout fait explosé en entammant l'intro de When the Lights are down. Dès le début, ça a été l'osmose entre le groupe et le public. Et lorsque Khan s'est montré, j'ai cru que je rêvais. Royal, dans sa veste et chemise noires assorties à un pantalon de cuir fendu aux genoux. J'avoue qu'il m'a bluffée. Il a immédiatement montré toute l'ampleur de son talent.  Tous s'en donnaient à coeur  joie. Math, Céline et moi nous déchaînions. Je headbanguais à m'en démonter les cervicales, Khan parcourait la scène, Thomas assurait comme une bête à sa guitare, et Casey martelait sa batterie.





















C'est ensuite Soul Society qui a été jouée, toujours avec une énergie incroyable, pendant que je continuais à brailler toujours plus fort, et à me déboiter l'épaule à tendre le bras vers la scène... Khan semble habité par ce qu'il chante, s'accroupit, tend le bras vers le ciel, et met tout son coeur dans sa performance. Thomas, en face de moi me regarde et me sourit, je me sens toute bête. Céline et Mathieu, à côté de moi, semblent aussi heureux...




















Le concert était donné pour la promotion de leur futur album, Ghost Opera. C'est pourquoi nous avons eu droit à un morceau inédit de ce futur album, Mourning Star. Une très belle chanson, qui passe tout  fait bien. Après une petite présentation, et des remerciements pour l'accueil, Khan, qui semble réellement content d'être ici, nous lance un Center of the the Universe qui me transporte aux anges. C'est en effet avec ette chanson que j'ai découvert Kamelot, et la voir jouée en live m'a remuée.



























Epica est selon moi le meilleur album de Kamelot. Et ce soir-là, nous avons été gâtés, car c'est Lost and Dammed qui poursuivit le show. Du Kamelot dans le plus pur style. A la fois épique et sincère, grandiose et si proche. Jamais je n'avais autan headbangué lors d'un concert, mes cervicales commençaient me faire cruellement sentir que je les malmenais. Mais qu'importe. En effet. Le meilleur restait à venir. Et quand je dis le meilleur, le mot n'est pas assez pour qualifier ce qui a suivi. Une de leur plus belle chanson. Une Abandonned sublime. Khan était magnifuqe, tout à sa chanson. Des petits flocons tombaient sur le public, pendant que des larmes coulaient sur mes joues. J'étais réellement bouleversée, par la voix de Khan, la musique, les paroles, l'émotion qui émanait d'un public conquis. A la fin, Céline et moi nous sommes regardées, toutes les deux aussi émues l'une que l'autre...





















Prenant quelques minutes pour se changer, Khan laisse la scène à ses acolytes, qui nous gratifient d'un set Instrumental virevoltant et ma foi très plaisant. De retour, il continue Epica, avec Descent of Archangel. Je suis touours autant impressionnée par sa prestance, et sa communication ave cle public. Second moment d'émotion, quand Memento Mori résonne. "Who wants to separate the world we know..." Et de nouveau je suis bluffée,  ils enchainent les parties douces et émouvantes avec des parties purement metal et puissantes. Un vrai bonheur!



























Un peu de répit pour le groupe, sauf pour Oliver Palotai, qui a la charge d'un solo de clavier. Qui se révèle être époustouflant. Il nous joue la Marche Turque avec une virtuosité épatante, et qui rafaichit l'ambiance trépidante du concert. Enfin, moment très attendu, The Haunting, en duo avec la belle Simone Simmons. La performance des deux chanteurs est excellente, ils sont une vraie complicité et leurs voix s'accordent parfaitement. Et moi, je maltraitais tant et plus mes cervicales en headbangant furieusement. Simone est très à l'aise, et Khan montre un côté séducteur qui est tout sauf déplaisant.






























Une fois que Simone Simmons fut sortie de la scène, c'est une des meilleures chansons du groupe qui a suivit. Forever. En live, elle est absolument géniale. Un rythme endiablé et une mélodie entrainante imparable. Khan, qui semblait beaucoup s'amuser, nous a même fait reprendre après lui une série de vocalises.



















Fin du premier acte.
































Pour nous faire découvrir davantage leur nouvel album, ils nous jouent le titre phare de celui-ci, Ghost Opera. Et je dois dire qu'il est parfaitement à la hauteur de n'importe quel autre. "Oh Come on, to curtain call at the Opera...". L'image d'un fantôme parcourant les galleries d'un opéra à l'abandon me vient immédiatement à l'esprit, et m'emporte en peu de temps, au son des violons. Sur la dernière mesure, Khan sort de scène. Nous nous demandons tous où il a bien pû passer quand nous l'entendons parler. Il était parti sur la mezzanine qui surplombait le bar au fond de la salle. Illuminé par la lumière rose, il a commencé "Don't you cry", magnifique chanson, écrite pour Thomas Youngblood, qui a perdu son père alors qu'il était encore un enfant. Mais au bout du premier couplet, il se met à chanter en français. C'est donc "Ne Pleure Pas" qui est en réalité jouée. Entendre Khan chanter en français, avec son accent irrésisitible m'a encore plus touchée que sur Abandonned. Et j'ai, j'ose le dire, éclaté en larmes. Thomas, qui était juste devant moi, me voit pleurer, et me tend la main en souriant. Khan revient sur scène, et fait chanter le public avec lui. Après l'émotion, vient Karma, chanson plus ancienne, datant de l'arrivée de Khan dans le groupe. Pas de répit, sa grosse rythmique achève un premier rappel sans faute.























Surprise, les membres avaient quitté la scène, ils la regagnent pour un second rappel innatendu. Vêtu d'un long manteau noir, Khan entonne une "March of Mephisto", presque martial. Des jets de fumée jaillissent de chaque côté de la batterie de Casey, pour le meilleur effet. Malgré l'absence de Shagrath dans le rôle de Méphisto, la chanson ne perd rien. Et lorsqu'elle se termine, le public est comblé





















A la fin du concert, l'émotion était plus que palpable. Le seul et unique concert français de Kamelot s'estterminé en apothéose. Le groupe salue à plusieurs reprises, Thomas et Glenn lancent leurs mediators, Khan serre quelques mains. Casey s'approche du bord de la scène, et me tend une de ses baguettes en me souriant. Je la récupère, et le remercie. Mais le concert est bel et bien fini. Tous les 5, accompagnée de la choriste, quittent la scène après avoir chaleureusement remercié un public auquel ils ont tout donné. Les techniciens commencent à démonter le matériel, et je récupère une des setlists.



Le service de sécurité commence à nous faire évacuer les lieux. Quelques personnes me demande de prendre la baguette et la setlist en photo. Je descends l'escalier prudemment, car l'excitation est telle que j'ai les jambes qui tremblent. Je suis même complètement surexcitée. Une fois sortis de la salle, nous restons près de l'entrée, pour peut-être croiser le groupe. Nous sommes tous les trois, Math, Céline et moi, vraiment heureux. Je venais de passer 4 h de bonheur. Au bout de 45 minutes, lorsque les techniciens commencent à sortir le  matos, je vois Glenn Barry, le bassiste de Kamelot, sortir de la salle. J'attrape Céline par le bras, et je la préviens, juste avant d'aller voir Barry qui chargeait sa valise dans le bus. Tout sourire, il signe mon billet et la setlist, et nous faisons une photo. Je retourne vers l'entrée, et quelques minutes après, alors que Barry accaparait l'attention générale, qui vois-je descendre? Roy Khan lui même. En mode super décontracté, sa valise d'une main et une bière de l'autre. Arrivé à la porte, il n'avait pas été trop remarqué, et laisse sa cargaison à un roaddie. Il était en face de moi, le seul et unique, Roy Khan, et me regardait en me souriant. Je ne savais plus quoi faire, à part bégayer. Et, dans un élan d'enthousiasme, je lui saute au cou. Il se met à rire, et me serre contre lui affecteusement. Il me dit "You're nice, thank you"... Et moi je ne peux que lui répondre "That's so incredible to see you, you're so important for me, I don't have words to express how much I love you and the band, and how much I want to thank you for what you gave me tonight." Il me répond en me serrant encore dans ses bras, puis signe mon billet et la setlist, puis prend le temps de faire plusieurs photos. Je ne retenais pas ma joie, je prenais Céline et Mat en photo avec Khan, je sautillais partout... Puis le reste du groupe est sorti, Casey, Oliver et Thomas. J'ai remercié Casey de m'avoir donné sa baguette, qu'il m'a dédicacée, Oliver a été adorable, et quand Thomas m'a vue, il m'a dit "You are the girl who cried when we played Ne Pleure Pas, aren't you?". J'ai répondu que oui, et il m'a serrée dans ses bras, et signé tout ce que je lui présentais. J'ai aussi eu le temps de lui exprimer toute mon admiration, et ma reconnaissance, j'avais tant de choses à lui dire! Il aavait l'air sincèrement heureux... Céline et Math riaient de me voir comme ça, comme une puce, et Math m'a dit qu'il avait rarement vu quelqu'un avec les yeux aussi brillants...






























De haut en bas, de gauche à droite:
-avec Glenn Barry, bassiste
-avec Casey Grillo, batteur
-avec Oliver Palotai, claviériste
-avec Thomas Youngblood, guitariste
-avec Roy Khan, chanteur

Notez mon sourire, encore mieux qu'un sourire de pub Colgate Ultra-Brite... J'ai un peu l'air stupide, mais je crois bien que jamais je n'avais été aussi heureuse et comblée, jamais en dehors des autres concerts. J'avais eu ce soir là tout ce qui  pouvait me rendre heureuse. Des amis que j'aime de tout mon coeur (seule me manquait ma Bestiole), une rencontre avec des gens que j'admire sans bornes, et des souvenirs plein la tête.





C'est sur cette photo avec Céline et Math que s'est terminée une des meilleures soirées de ma vie. Je suis repartie assez triste de les quitter, mais surtout heureuse comme rarement je l'avais été. Merci à tous les deux.


"Don't you cry
Angels never fade away
I'll be watching over you
See you through..."
Par C-lynn - Publié dans : En live de la fosse...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 11:34

DEATHSTARS


Rien que le nom me faisait trépigner. C'est pourquoi lorsque je suis arrivée devant La Locomotive, ce lundi 2 Avril 2007,à 12h, j'avais le coeur qui battait. Une fois n'est pas coutume, je suis la première sur les lieux, mais, ne connaissant pas du tout le coin, je ne savais pas exactement où aller. Car La Loco est vraiment une toute petite salle coincée entre un bar et le Moulin Rouge. Le temps que je me renseigne, deux autres filles étaient là. Je sympathise très vite avec Carole, qui elle aussi a fait le déplacement de loin pour voir  le groupe. Après une razzia au Quick à côté, nous nous posons à la terrasse du bar, pour surveiller l'arrivée éventuelle des Deathstars. Espoir vite déçus, puisqu'un membre du staff nous apprend qu'ils sont déjà à l'intérieur. Deux garçons se pointent, que je reconnais comme membres du forum officiel, et avec qui nous nous lions en quelques minutes. A 4, on parvenait à faire passer le temps, sous un soleil de plomb. Vers 15h, n'y tenant plus, je décide d'aller acheter de l'eau au Monop du coin. J'ai à peine le temps de me lever que la porte de La Loco s'ouvre, et qu'en sortent 3 types bruns affublés de lunettes de soleil. J'ai un haut-le-coeur, car il s'agissait de Whiplasher Bernadotte, Skinny Disco et Bone W.Machine, respectivement chanteur, bassiste et batteur du groupe. Skinny, immense et dégingandé, en jeans slim et t-shirt moulant, Bone relativement pas très grand, et Whip portant une écharpe qui ressemblait à un vieux bout de rideau. L'air de rien, ils nous demandent à quel endroit ils peuvent trouver un taxi, dans l'intention d'aller je cite « cracher du haut de la Tour Eiffel ». En attendant le taxi qui s'éternisait (pour notre plus grand bonheur), nous en profitons  pour faire quelques photos, dont je suis ma foi plus que fière, vu les endroits où Skinny mettait ses mains (mon dieu, quelle dévergondée je fais). Une fois les trois gars partis, nous commençons à psychoter sur le pauvre Skinny qui devrait se plier en deux  dans le taxi pour y faire rentrer sa grande carcasse. A 17, nous n'étions toujours pas plus nombreux, et quand ils reviennent, nous arrivons à leur soutirer de nouvelles photos, et Skinny me signe un paquet de Krisprolls. Pourquoi Krisprolls ? Parce qu'ils sont suédois, tout comme les bons biscuits qui croustillent ! La porte se referme, et nous voila tous les 4, Carole, Simon BU, Simon BZ et moi-même comme des ronds de flan, à se dire : « oui oui, c'était bien eux». Vers 18h, du public commence enfin à se pointer. Et l'ambiance s'améliore nettement. Les dernières minutes avant l'ouverture des portes sont à la foi très longues, très excitantes, et très angoissantes. Les videurs ne paraissant pas plus que de rigueur enclins à la bienveillance, nous préférons rester bien sages. Une fois la sécurité passée, nous nous précipitons vers le rideau qui sépare le bar de la salle en elle-même. Le public s'amasse et se fait de plus en plus compact. Bien que l'un des membres de  l'organisation nous répétait que le premier groupe, Lycosia, jouait au sous-sol, personne ne paraissait vraiment s'en soucier. En effet, c'était Deathstars que nous voulions! Soudain, qui traverse la foule d'un pas somme toute nonchalant et tranquille? Whiplasher lui-même, vêtu d'une chemise blanche, veste noire, pantalon noir, maquillage brillant sur le visage. Peu de personne tiltent, mais nous nous le reconnaissons. Malheureusement, il ne fait que passer.

 

Du rez-de-chaussée, à 20h30, on entend Lycosia qui entame son set, mais sans récolter de grandes réactions de la part d'un public tout dévoué au metal indus des Suédois. 30 minutes plus tard, le rideau s'ouvre, et c'est la ruée vers la grande salle. Carole, Laure, deux de leurs amis et moi nous installons sur la mezzanine située sur la droite, pour avoir une vue d'ensemble sur la scène. La première partie, Mortiis, arrive rapidement, et entame une bonne performance. Je ne connaissais absolument pas ce groupe, et je serais incapable d'en définir le genre, je peux seulement les décrire comme très énergiques sur scène, planqués sous leur dreadlocks et une impressionnante couche de poussière. Au bout d'une demi-heure d'un set ma foi parfaitement honorable, ils quittent la scène.


22h? J'étais sur place depuis alors 10h, dans l'expectative. La scène en contrebas se faisait préparer, les instruments étaient déplacés, le sol nettoyé. L'attente est à la limite du supportable, et le public trépigne de plus en plus. A 22h45, un grand rideau se ferme sur la scène. Les lumières s'éteignent. Les exclamations dans la fosse et sur les escaliers fusent. Et explosent quand se font entendre les premières notes de l'intro de The Last Ammunition.















Au son d'un coup de feu, le rideau s'ouvre sur le groupe. A deux doigts du bonheur. Bone, derrière sa batterie, Nightmare sur la droite, Cat au milieu, Skinny sur la gauche. Ne manque plus que Whiplasher, qui arrive la tête haute en entonnant  "Guns and ammo lie in front of you The clips are all loaded, now that shall you do?"  d'une voix de stentor. Je me déchaine, n'en revenant pas de voir une de mes chansons préférées entamer le set. Le fameux  "Nine, nine, nine milimeters!" m'arrache les cordes vocales. Chaque membre se donne à fond, Whiplasher en rajoute des tonnes dans le côté glam, en prenant des poses hilarantes qui contrastent de façon saisissante avec son chant grave et puissant. Sans laisser à quiquoncque le temps de souffler, ils balancent une New Dead Nation qui fracasse tout sur son passage, "There's no illusion to chase, and it's fucking time"

Le public est entièrement dévoué aux cinq suédois qui assurent un show impressionant. Motherzone et sa rythmique imbattable poursuit le set, suivie de Synthetic Generation, une véritable armageddon, ils sont réellement  "all that we see , all that we want us to be, blessed yet dead, fallen, yet resurrected", et  Skinny fait les choeurs. Je commence à ne plus sentir ma gorge et mon cou, à brailler et headbanguer comme une possédée. Décidant que j'étais trop loin, je profite de l'intro de Little Angel pour descendre dans la fosse, entamant un parcours du combattant héroïque pour me frayer un chemin à coup de coudes jusqu'au premier, où les deux Simon me font une place. La chanson est magnifique. Dans un élan de compassion, ils nous emmenènent dans les "Trinity Fields", toujours aussi incroyables. Whiplasher tripote Cat tant et plus, prend des poses on ne peut plus glamoures, et retire sa veste.




Sur Tongues, il se rapproche du public, s'allonge sur l'un des retours, pendant que Nightmare, Skinny et Cat font monter l'ambiance. De vrais showmen. Un moment de répit pour le Greatest Fight on the Earth nous permet de souffler un peu. Ce qui n'est pas inutile, car le trio Blitzkrieg, Semi-Automatic et Cyanide dévastent tout.
































Le  public martèle à l'unisson "BLITZKRIEG BLITZKRIEG, BLITZKRIEG BOOM!", puis "DESTROY THE MINISTRY, FUCK THE INDUSTRY, SMASH ITS FACE", et enfin le "NOW DRINK THE CYANIDE" avec un enthousiasme qui ne faiblit pas une minute malgré la violence du show dans les premiers rangs. L'hystérie se pointe quand Whip enlève sa chemise trempée de sueur et la jette dans le public, où deux mecs se battent pour la récupérer. J'avoue avoir du mal à ne pas baver en le voyant, dans son pantalon hypermoulant dont la ceinture lui descent très dangereusement sur les hanches.




















Pendant Cyanide, Cat se place au-dessus de moi, un pied sur l'enceinte, joue, me regarde, sourit, me fait un clin d'oeil....puis passe langoureusement sa langue sur la lèvre en me fixant pour ensuite lancer son mediator... dans mon décoleté. Malheureusment, ce foutu bout de plastique rebondit, et tombe sous la scène. Simon et moi nous jetons à 4 pattes pour le retrouver. Après avoir griffé Simon une bonne demi-douzaine de fois, je mets enfin la main dessus, le brandis, Cat me voit et me resourit. Un moment ma fois sympatounet.








Virtue to Vice nous rapproche de la fin, mais Whiplasher s'en donne à coeur joie, s'agenouillant devant Cat dans des positions qui choqueraient des âmes sensibles.... Le Glam de Deathstars s'étale ici dans toute sa splendeur, nous abreuvant de paillettes, de sexe et de violence.


















En reversant encore pour un jeu divin. Play God. Jouant à Dieu. Le moment que j'attendais: "'Cos I wanna, 'cos I wanna play, 'cos I wanna play GOD GOD GOD GOD! 'Cos I wanna play, 'cos I wanna play, 'cos I wanna play GOD GOD GOD!". Je ne pouvais pas être plus heureuse. Ils peuvent jouer avec ce qu'il veulent, je les soutiens de toutes mes forces. Le temps passe néanmoins, la fin est toujours plus proche. C'est par un Damn Me grandiose que ce clôt le premier acte, quoi que jamais nous ne les damnerons bien que nous devions en effet leur dire Goodbye.















Sortis de la scène, ils se font réclamer furieusement par une foule déchainée, à coup de pieds sur le sols et de mains sur les enceintes. Ne pouvant bien entendu ignorer l'appel du public, c'est torses nus que Cat, Skinny et Whiplasher reviennent, Bone retourne derrière ses fûts, et Nightmare, toujours très classe se concentre toujours plus sur son jeu. Ils avaient gardé le pire pour la fin. Une fin qui sera puissante, intense, pour clôturer un set incroyable. Malgré la fatigue d'un Whiplasher très certainement dopé à quelque substance illicite, The Revolution Exodus est un dernier assaut qui m'anéantit, d'une violence à en couper le souffle.



































Cette fois-ci, le show est définitvement fini. Cat, Nightmare et Skinny jettent leur mediators dans la foule, puis Bone fait de même avec ses baguettes, Whip se trémousse encore un peu, puis ils sortent sous les applaudissements d'un public conquis, au son de Termination Bliss, outro parfaite... C'est non sans regrets que je quitte le bord de la scène, et que je retrouve Carole et Laure, ainsi que deux de leurs amis. Nous décidons d'attendre le groupe, pour peut-être apprendre si il y a  ou non un aftershow. Au bout d'une bonne demi-heure, c'est un Whiplasher plutôt étrange qui sort, à la fois apathique et survolté, puis viennent Cat, Skinny et Bone, et enfin Nightmare, le plus discret de tous. Bone et Skinny s'arrêtent quelques minutes pour nous dire que malheureusement, ils doivent partir le plus tôt possible pour l'Angleterre où ils ont un concert le lendemain. Mais ils prennent quand même le temps de satisfaire la demande en photos et autographes des derniers fans sur place. Nous nous retrouvons devant le bus, à les regarder et à leur faire signe, Skinny nous voit et nous fait coucou. Quand le bus démarre, nous nous entons un peu abandonnés, et une fois qu'ils furent partis, un grand silence a remplacé le brouhaha.

 


A  bliss we reached thanks to you,  a God who played with us without  mercy, Deathstars turned our Virtue to Vice...

Par C-lynn - Publié dans : En live de la fosse...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /Jan /2007 17:02

OOMPH!


    En tant que fan depuis 4 ans, je suis arrivée sur place à 15h. Et me direz-vous, c'est tôt. Et bien pas tant que cela. En effet, après avoir attendu quelques minutes, je distingue au travers de la vitre de l'entrée un homme coiffé d'un bonnet, lunettes de soleil sur le nez, le visage encadré de deux pattes noires, un piercing au menton. J'ai du mal à réaliser que c'est bel et bien Dero. M’apercevant, il me fait un petit signe et un sourire. Je n’en reviens pas. Puis, c’est Flux qui arrive à son tour. Sachant que qui ne tente rien n’a rien, je frappe doucement à la vitre, pour essayer d’attirer leur attention. Et quelle n’est pas ma joie quand je les vois sortir et venir me parler (rappelons que j’étais toute seule) !  Flux me demande comment je m’appelle dans un français presque parfait, et Dero, avec sa voix inimitable (grave et rauque, à vous retourner l’estomac), me sort un « Bonjour » qui me mets sur les rotules…Avec un naturel et une gentillesse incroyables, ils entament la discussion, en anglais. Dero me demande pourquoi je suis venue si tôt, ce à quoi je réponds que leur musique est tellement importante pour moi que je ne pouvais faire autrement, que j’avais espéré les voir pour les remercier de ce qu’ils font pour moi sans le savoir. Et il en a l’air sincèrement touché (et je ne pense pas que c’était du pipeau). Surprenant, la simplicité et la chaleur qu’ils dégagent. Je leur demande si c‘est possible de prendre une photo, ce qu’ils acceptent sans difficulté. Dero me prend avec Flux, puis Flux me prend avec Dero (premier frisson de la soirée quand il m’a serrée contre lui). N’ayant pas de stylo pour dédicacer mon billet, Flux rentre pour en chercher un, pendant que Dero me pose des questions sur ma vie…Armés d’un joli crayon estampillé Oomph!, les deux membres me signent mon billet, à mon prénom s’il vous plait. Flux m’offre un autocollant, un badge et le stylo. J’ai du mal à me dire qu’ils sont en face de moi. Je les remercie d’être là, et ils me répondent que c’est eux qui me remercient de leur témoigner tant d’affection. Ils me font chacun une bise, et retournent à l’intérieur. Encore sous le coup de l’émotion, je m’assois sur les marches et essaie de réaliser ce qui vient de se passer….

 

    Quelques minutes plus tard, arrivent les musiciens de la première partie. Je leur dis que ça doit être génial d’ouvrir pour Oomph ! et apparemment cela ne leur fait grand-chose puisqu’ils ne connaissent pas trop le groupe. Mais l’un des membres de l’équipe technique de l’Olympic, me voyant piétiner d’impatience, me fait entrer dans la salle pour assister aux balances de Oomph !. J’arrive pour les instrumentales de Die Schlingue, Träumst du et Sex hat Keine Macht. Flux sur scène se déchaîne, me reconnaît et me sourit. Je ne sais plus où me mettre, tellement je suis impressionnée. Mais ma timidité ne m’empêche pas d’aller saluer le bassiste et le batteur, qui sont eux aussi d’une gentillesse incroyable. Nous avons passé près d’une heure à parler, ils m’ont raconté leur parcours, la façon dont ils voient les tournées, les fans, et m’ont fait comprendre que si les membres du groupe sont si gentils, c’est qu’ils savent ce qu’ils doivent au public, et que ce sont des gens ordinaires. Au final, j’en ai beaucoup appris, tant sur le milieu que sur le groupe et sur moi-même. Il est à présent 18h30. Le groupe et l’équipe doivent sortir pour aller manger. Je reste jusqu’à la fin, et je sors après que Dero m’ait fait un clin d’œil et un sourire.

 

    A 20h, les portes s’ouvrent. A peine mon billet (signé) en main, je me précipite dans la salle, et je me colle à la scène. L’Olympic est une petite salle, et il n’y a pas de barrière entre la scène et le public. Le public arrive petit à petit. Le groupe de la première partie, Lysanxia, arrive sur scène, et reçoit un accueil assez mitigé, leur trash-metal agressif doublé d’une voix criarde ne faisant pas trop d’émules, à part dans le premier rang où quelques adeptes headbanguent et pogottent. Après une vingtaine de minutes de riffs et de blasts à s’en réduire le cerveau en bouillie,  Lysanxia laisse la place libre.  Le public se masse vers la scène, les techniciens démontent leur matériel, et plus rien…

 

    A 20h45, quelques lumières se rallument. Deux hommes arrivent sur scène, vêtus de soutanes noires. Flux se place à gauche, et Crap à droite. Suivent Leo, le batteur, qui s‘installe derrière ses fûts, et Hagen le bassiste, placé à la gauche de Crap. Ne manque plus que Dero…Il s’avance enfin dans la lumière, en blanc des pieds à la tête, les bras enserrés dans le dos par une camisole de force. Un « bonsoir Nantes » rugissant est salué par l’acclamation délirante d’un public déjà déchaîné. Dès les premières notes de Träumst du, le ton est donné.


Les compos du groupe sont servies par un son irréprochable où chaque instrument a sa place. Impressionnants de maîtrise, Flux manie sa guitare composée de morceaux de miroir, et Crap s’acharne sur la sienne, qui est elle illuminée de néons bleu turquoise, magnifique. Dero sort les bras de sa camisole et entame « Du weißt genauso gut wie ich dass ich nicht schlafen kann ». Dans la salle c‘est le début de 2h de rêve. Le chanteur se déchaîne, saute sur place en tournant sur lui-même, se ballade sur scène, approche le public, Crap et Flux s’acharnent sur leurs guitare, prennent la pose, renvoient les refrains, tandis que le batteur et le bassiste restent d’avantage dans l’ombre, mais assurent leur rôle à la perfection. Le premier morceau est salué par une salve d’applaudissements. Présentations d’usage, vérification de l’enthousiasme de la salle (qui était au rendez-vous croyez-moi), et chaque question du chanteur obtenait sa réponse d’une seule et unique voix.












Repartant dans la musique, c’est Unsere Rettung qui nous est offerte, et son refrain lancinant « AVA SATANI ET STUPRO ET CHRISTI », martelé par un Dero très en forme. Suit Keine Luft mehr, où Dero, pas avard de communication, va au bord de la scène, rameute les premiers rang, et slamme comme un champion. Etant au premier rang, j’ai eu la chance de vérifier l’intégralité de son anatomie de la tête aux pieds…Revenu à bon port, c’est Du willst ist doch auch qu’ils nous envoient. Délire complet, communion entre le groupe et le public, entièrement acquis à la cause du combo allemand.  















Puis, moment intense, Fieber. Bien que sans la voix de Nina Hagen, la chanson reste une merveille. Dero s’accroupit devant moi, chante d’une voix sensuelle, se touche le visage, se lèche les doigts…Décidant que si il voulait jouer, autant commencer tout de suite, j’avance la main, et je lui caresse les joues,(et pour ceux qui ne le savent pas, ses pattes ne piquent pas, au contraire…) il ne se recule pas, et prend ma main avec la sienne qu’il venait juste de lécher…Chaud, très chaud…















Après la montée hormonale, j’arrive néanmoins à rester très attentive à Wenn du Weinst, et pour achever le tout, c’est Die Schlingue qui suit. L’un de mes morceaux préférés…quelle émotion !!! L’intro à l’harmonica n’est pas jouée live, mais l’intensité n’y perd rien. Sur le refrain , Dero s’approche de la scène, et chante «Spiel mir das Lied vom Tod» les yeux dans les yeux. Autant le dire, j’avais les larmes aux yeux, c’était magnifique, fort, et intense, comme je l’ai déjà dit


















Ayant choisi la set list avec soin, ils sortent ensuite Sex hat keine Macht, où je dois dire que si le sexe n’a aucun pouvoir, la musique du groupe en a sur moi. Pour Mitten im Herz, le public doit se charger de faire les chœurs, et Dero s’acharne à clamer « Gott ist tot ». Si Dieu est mort, l’enthousiasme de la salle ne faiblit pas d’un pouce, surtout quand le chanteur du groupe de metal indus allemand entonne « Non, rien de rien, non je ne regrette rien ». Et personne ce soir-là ne regrettait quoi que ce soit.













Das letzte Streicholz
poursuit GlaubeLiebeTod, avec lénorme refrain « Damit ihr wisst wie es ist in der Hölle zu sein/damit ihr wisst wie es ist nach Erlösung zu schreien/Nur deshalb komm ich zurück mit flammendem Blick/ich nehm das letzte Streicholz und verbrenne eure schöne heile Welt ». Sans laisser le moindre répit, Dein Feuer est lancée comme un boulet de canon. Mais la chanson suivante ne sera pas plus douce, car les anges ont allumé la lumière blanche…















Das Weisse Licht prend en live une autre dimension. Dimension qui me donne envie ainsi qu‘à une amie de se lancer pour un slam. Elle monte la première et saute. La suivant sur scène de près, je fais de grands gestes pour rapprocher le public quand je sens derrière moi une main qui m’ébouriffe les cheveux. Je me retourne. Et j’ai du mal à réaliser ce qui m’arrive. Dero s’était approché de moi, et m’a prise dans ses bras. Je regardais le public, mais sans vraiment le voir, je savourais l’étreinte de l’un des hommes que j’aime le plus au monde. Ca a duré environ 45 secondes, qui m’ont paru des siècles. Il m’embrasse sur la joue, et je lui rends son baiser, il est en sueur, il m’en colle partout. Le 7e ciel était là, j’entrais au paradis. Puis, j’ai slammé. En redescendant, je sautais comme une folle, et je suis retournée au premier rang dans un état d’euphorie jamais atteint jusque-là.

A la fin, Dero murmure au public « Je t’aime… » d’une voix sépulcrale (ce à quoi je réponds « moi aussi»), suivit d’un « Voulez-vous coucher avec moi ce soir » LA chose à ne pas dire, car certaines (et notez bien que je n’ai pas dit moi), auraient été tentées de le prendre au mot. Survivant tant bien que mal à un raz-de-marée émotionnel, je survole Mein Schatz, en transe, et sur le solo de guitare, c’est l’extase. A la fin de la chanson, Herr Dero se prend pour Gollum, et murmurant des Mein Schatz à répétition d’une vois gutturale. Une bête de scène.















Suivent Gekreuzigt, puis Niemand, où Dero slame de nouveau, et où j’ai de nouveau l’opportunité de lui prouver mon soutien entier et total, dans tous les sens du terme. Euhm, passons…


Lorsque, revenu sur scène, il souffle « ouvres tes yeux », plus question de douter que Augen auf restera dans les annales, avec son famissime « Eckstein, eckstein /alles muss versteckt sein », son décompte de folie et l’explosion finale « Augen  auf ich komme ». Je headbangue m’en démonter les cervicales, sautant comme une désespérée, en en prenant plein les yeux, plein les oreilles, plein le cœur. Sur la fin, Dero entraîne le public dans une reprise a capella, en demandant toujours plus de bruit. Ce qu’il aura. Après un dernier « Zeig dich nicht », il lance « merci beaucoup Nantes, au revoir »…Les musiciens et le chanteur quittent la scène, et s’en vont sans se retourner. Mais cette sortie à la sauvette ne trompe personne, et le public scande avec force que son appétit de metal indus reste insatisfait.

Et, grands seigneurs, Oomph ! réapparaît. Dero s’empare du micro et annonce d’un air joueur : « Do you want one more ? (vociférations positives du public). Do you want two more ? (de nouveau, approbation déchainée). Do you want even three more ? (pas besoin de décrire la réaction de la salle). Well, we must be crazy, but we will do it for you !!!! ». Je hurle un « Danke shön » qui m’arrache les cordes vocales. « And now, ladies and gentlemen, open your heart, mind and souls, for the real motherfucking superstar… ». Instant de flottement. Mon dieu donne-moi la force. Dieu est tout.  Gott ist ein Popstar est grandiloquent, délicieux, théâtral, magique, divin. La fin est proche. Mais ils réattaquent traîtreusement avec un Brennende Liebe qui ne laisse rien passer. La fin se rapproche encore…Quelle sera l’apocalypse qui clôturera ce show d’une impressionnante perfection… « Now, tell me, hurle Dero, are we men or are you monkeys ? Monkeys ! Are we humans or are we animals ? Animals ! Well thats interesting » termine Dero. La chanson finale sera un Menschsein qui n’épargne rien ni personne. « Sex, Angst, Blut, Gold, Ruhm, Macht, Gier/Willst du ein Mensch sein/Und kein Tier/Hol dir Gott in dein Revier/Dann wird das Menschsein zum Schafott/Tiere brauchen keinen Gott/Keinen Gott ». La dernière note est un déchirement. Dero remercie chaleureusement, l’air ému et remué. Le concert est fini. Le rêve s’achève. Le bassiste et le batteur rejoignent Crap, Flux et Dero au centre de la scène. Ils saluent 3 fois, l’émotion est palpable. Pour faire durer encore un peu, les baguettes de Leo sont données au public, puis Flux tend son médiator au premier rang. J’ai dû briser des phalanges et griffer pas mal de mains, mais je l’ai obtenu, avec un sourire en prime.














Dero faisait tourner le micro au bout du pied pour entendre le public crier. Dans un sursaut d’euphorie, je saute et je l’attrape (le micro, pas Dero), tout en évitant d’extrême justesse d‘assommer ceux qui m‘entourent. Il s’est mis à rire, m’a regardé avec des yeux tout tristes pour le récupérer . Très bien, il va l’avoir, mais contre un dernier bisou. Il se penche vers moi avec une tête de psychopathe (comme sur la jaquette de Glaube LiebeTod),et au lieu de me faire une bise, me lèche généreusement la joue gauche. Énième montée d’hormones et extase à portée de main. Ça y est, c’est fini, bel et bien terminé. L’une des filles avec qui j’ai passé la soirée a hérité de l’une des baguettes, et une autre de la serviette de Flux. Brandissant mon médiator comme un trophée, et interdisant qui que ce soit de toucher ma joue gauche, je passe au stand pour acheter le t-shirt et l’affiche de la tournée. Au bar, le serveur me reconnaît comme la fille qui est montée sur scène avec Herr Dero, et me dit que c’était vraiment beau à voir…Lorsque les videurs demandent aux derniers aficionados de se diriger vers le bar, le stand ou la sortie. je sors, mais décide de rester jusqu’à la sortie du groupe. J’avais encore du mal à revenir sur Terre, je planais trop, et certains m’ont dit que j’avais eu une chance incroyable d’être montée sur scène avec Dero….j’acquiesçais sans trop réaliser ce qui se passait. Vers 00h00, il restait encore une vingtaine de fans devant l’Olympic. Lorsque le groupe est sorti, ils n’ont fait aucune difficultés à recommencer une troisième session autographes. J’ai pu tous les remercier de cette soirée, la plus merveilleuse de toute ma vie. Dero m’a signé mon affiche sur le cœur, finissant sa dédicace par un petit cœur. Que demander de plus…. ? Bien que visiblement fatigués, ils ont gardé le sourire jusqu’au bout. En se dirigeant vers leur tour bus, Flux m’a reconnue, et m’a lancé « au revoir C-lynn, à bientôt ».

 
A bientôt, donc, jamais je ne vous remercierais assez de ce que vous m’avez fait vivre, de ce que vous m’avez offert. Nous nous reverrons, un jour ou l’autre, et vous me ferez revivre ce rêve éveillé.

 Dero. Flux. Crap. Leo. Hagen. Merci.

Par C-lynn - Publié dans : En live de la fosse...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus