Bienvenue sur mon blog. Qu'y trouverez-vous? J'ai envie de dire rien de spectaculaire, mais simplement ma vie. Les tépidances que je traverse, les groupes que j'aime, les concerts auxquels j'assiste (le plus important d'ailleur), et quelques uns de mes écrits, bien que je n'aie aucune prétention d'écrivain... Bonne visite
:
Once I was, something I could no longer be.
My poetry, ghosts memories and unlived fantasies
You won't get lost, follow the path under the sparkling moon...
Jeudi 10 Avril, nous partons de chez Yoann et Anne-Claire, qui ont été vraiment très gentils de nous accueillir ainsi.
Deux tortues dans la jungle de la RATP prirent le chemin de Clichy, dont l’auberge de Jeunesse allait être notre chez-nous pour les deux prochains jours. Après avoir déposés nos affaires, et pour
ma part, opéré un rapide et efficace changement vestimentaire, direction Montmartre, où nous allions rejoindre Céline et Mathieu, après leur nuit éprouvante au Pagan Fest. J’ai fais visité
Pigalle à Cira, bien que évisité » soit un bien grand mot, au vu de l’enfilade de sex-shops, peep-shows et autres boutiques plus ou moins glauques, plus ou moins chics, mais tellement en
accord avec la réputation du quartier ! Le passage devant la Loco et le Moulin Rouge fit remonter en moi de bons, très bon souvenirs, et c’est devant l’Elysée Montmartre que nous retrouvons
mes deux amis, que je n’avais pas vus depuis bien longtemps.
Une fois les présentations faits, nous descendons à Saint-Michel, le quartier Latin, pour y déjeuner en compagnie d’Ava, une amie de Cira. J’ai réellement été heureuse de voir que Cécile, Céline
et Mathieu s’entendaient bien, car ces personnes sont très chères à mon cœur. Montmartre nous attendait. C’est donc à pieds que nous avons monté les ??? marches qui menaient au Sacré-Cœur
(je les ai comptées, mais je ne me souviens pas du nombre exact). C’est un endroit vraiment magnifique, très « authentique », avec une vue imprenable sur tout Paris lorsque l’on arrive
au sommet de la butte, qui aurait sans doute mérité un temps plus clément. Mais qu’importe. Les petites ruelles, les échoppes, les pavés, les cafés d’artistes, tout cela donne bien à Montmartre
ce côté bucolique des tableaux de Renoir, et cet autre côté romantique dépeint dans le film Moulin Rouge.
Nous redescendons d’un pas prudent, car la pente était abrupte, et, revenus à Pigalles, nous en profitons pour aller prendre un verre au KataBar, le bar gothique dans lequel je fis mes premières
armes de gothoconcerteuse il y avait de cela un an. Un excellent moment, pour lequel je remercie du fond du cœur mes amis qui étaient avec moi. Je vous aime tous tellement ! Il se faisait
tard, mais comme d’habitude, je n’aime pas les adieux. Sur les quais du métro, nous sommes partis dans des directions opposées.
Nous allions finir notre dernière soirée libre dans Paris dans un bar que m’avait fait découvrir une connaissance du Net. Paris. Le quartier latin. Le Latin Corner. Bar bien particulier, où
d’excellents cocktails sont servis dans une ambiance chaleureuse par…de jeunes gens forts bien faits de leur personne et fort dévêtus… Cet étalage de torses avantageux et autres réjouissances
visuelles, agrémenté de cocktails aux noms exotiques, fut matière à l’un de nos pires moments de déconsidération masculine, béni sois-tu, Ô inventeur du concept de
l’homme-objet ! Dans ce lieu où le dicton « On touche avec les yeux » n’existe pas, deux étudiantes déchainées s’en donnèrent à cœur joie, les serveurs plus que
complaisants et peu farouches faisant leur travail avec cœur…
A 23h30, les jeunes filles sages que nous ne sommes pas se couchèrent (presque) sagement pour ne pas réveiller notre co-chambraire qui dormait à poings fermés. Le lendemain, nous allions à
l’opéra…
Les petites provincials que nous sommes visitèrent la belle capitale française en ce mercredi 9 Avril, sous un ciel toujours mitigé. Après notre trajet RER où « Bye Bye Beautiful » ne
fut pas apprécié à sa juste valeur, nous nous sommes retrouvées aux jardins du Luxembourg.
Très agréable promenade dans un cadre ma foi plutôt rutilant, au milieu des statues de femmes célèbres et sculptures classiques. Dans la suite des réjouissances parisiennes se
trouvait un passage devant Notre-Dame, relativement titanesque, toute chargées d’histoire… et envahie de touristes !!! Une bonne photo de moi prise là-bas, dois-je ajouter. Nous avons longé
l’Hôtel de Ville, puis les Quais de la Seine, périple piétonnier qui nous amena devant le musée du Louvre. Immense. Tel est l’épithète convenant le mieux à ce lieu.
Par manque de temps, nous n’avons fait que le traverser, pour rattraper les Tuileries, qui nous conduisirent à la Place de la Concorde et l’obélisque. Après les « Ooooooh » et les
« Aaaah ! » émerveillés de rigueur devant la vue en enfilade des Champs Elysées, prenant notre courage à deux mains, nous traversons la place, et la plus belle avenue du monde
s’offrait à nous. La plus belle, la plus belle, pas sûre, mais longue, ça oui ! Une enfilade de boutiques chics où se glissent fast-foods et supérettes, tel des points noirs sur le visage
d’un top model. Un arrêt devant une galerie nous indiquant « Starbuck » nous fit faire un arrêt quasi obligé dans le petit café mondialement connu. Le cappucino et le muffin que
j’y ai pris m’ont marquée à vie… Devant l’Arc de Triomphe, Cira et moi avons frôlé la crise cardiaque devant les prix plus qu’exorbitants des articles d’une bijouterie de grand luxe. Des photos
furent prises pour garder la preuve de cette énormité afin d’en faire un rapport futur… Aller, avouons-le, l’Arc de Triomphe est impressionnant, avec les plaques commémoratives des guerres
françaises émaillant ce monument abritant la tombe du soldat inconnu.
Un bon million de photos plus tard (oui, je n’arrivais pas à cadrer un autoportrait de deux étudiantes ligériennes en goguette avec l’Arc en arrière-plan, allez donc faire ça
au milieu d’un passage clouté Place de l’Etoile), nous redescendons les Champs, en nous extasiant de la prestigieuse (et totalement hors de tous mes moyens) carte du chiquissime restaurant
Fouquet’s. Le côté gauche des Champs est ma foi plus sympathique que le droit, avec ses devantures classes. Culture Bière. Gucci. Vuitton. BMW. Et l’antre du démon… Une boutique Häagen-Dazs. Sur
3 étages. La pire tentation que ma jeune personne ait eu à affronter depuis longtemps. Heureusement, après m’avoir arraché un bras et gracieusement rappelé qu’une seconde échéance musicale ne
tarderait pas à arriver, (dans cet ordre), Cira m’arracha à ma contemplation en m’arrachant force complaintes et lamentations, jérémiades et suppliques… Toujours si prête à aider son prochain…
A la sorti des Champs, direction le Grand Palais, vers les Invalides, le Trocadéro, et au loin, la Tour Eiffel. Sachez une chose, chers lecteurs. Un monument très, très haut, parait très, très
près quand on en est très, très loin. Un petit détail que nous avions oublié ! Après 45 bonnes minutes de marche, enfin, la Grande Flèche nous apparaissait…dans toute sa mocheté, car la
peinture marron sale dont elle était affublée ne lui seyait que fort peu. Mais c’était un passage obligé, sorte de pèlerinage patriotique que nous nous devions de faire !
Le plus dur fut de rentrer. Car malgré notre plan, notre itinéraire, nos renseignements et consorts, pas moyen de trouver le bon RER pour nous ramener chez nos hôtes. Mais après quelques
déambulations, nous sommes saines et sauves rentrées au Gîte. Saines et sauves, mais fourbues et affamées. Néanmoins, disons-le sans être chauvine, Paris, c’est beau !
Ne changeons pas une équipe qui gagne, et poursuivons le journal de nos péripéties parisiennes sur une bonne lancée
Mardi 8 Avril, donc. Planning modifié pour raisons plantaires et météorologiques, c'est à Pyramides, près de l'Opéra, que nous posons le pied peu avant midi.
Suivant un sens de l'orientation sans faillle, Cécile retrouve le restaurant japonnais dont elle me contait les merveillles depuis près de 8 mois. Et pour moi
qui aime tout ce qui est étranger dans la gastronomie, j'ai été comblée. Entre les raviolis frits, et un truc dont je ne me rappelle absolument plus le nom, je me suis régalée sur le toute la
ligne, malgré la quantité de calories ingurgitées avec talent du bout des baguettes;
Les joies et l'élégance caractéristiques des baguettes...
Après un déjeuner plus que copieux, mais il ne faut rien de moins pour affronter la cohue parisenne, Châtelet et ses boutiques nous tendaient les bras. Tout d'abord le Yellow Stone, où j'ai acheté
un serre-taille et une boléro en dentelle, puis le Boy Loove Girl, où le vendeur m'a une fois de plus convaincu de me délester d'une somme conséquente, mais le chemisier en dentelle "of Darkness"
valait bien un petit sacrifice. Puis nous avons ffait un tour à Dark Land, beaucoup moins onéreux mais moins fourni, ce qui n'a pas empêché Cira de craquer pour une jupe., pour finir notre shopping
à la boutique New Rock, mon fief, où nous avons sympathisé avec la vendeuse. Malheureusement, les photos dans les magasins ne sont pas les bienvenues, donc je ne peux pas vous faire profiter
de nos essayages...
Enfin, vers 19h30, nous avons réintégré nos pénates, pour un repos bien mérité.
LA SUITE AU PROCHAIN EPISODE, VOUS APPRENDREZ SI KAITLIN A FINALEMENT QUITTE JOHN CAR ELLE ETAIT ENCEINTE DE PETER QUI VENAIT D'ABANDONNER JENNY SUR
UN YACHT EN PERDITION POUR RECUPERER L'HERITAGE DE LEUR GRAND-ONCLE...
"Mais oui, toujours en direct live de Paris, votre hôtesse qui vous donne les exclusivités d'un voyage exaltant … passionnant… transcendant …
pélican!"
Le réveil fut assez dur, imaginez-vous deux zombies enroués paralysés de la moitié supérieure du corps, émergeant de dessous les couvertures à
carreaux de l’auberge de jeunesse… Après avoir pris un petit déjeuner gargantuesque, nous avons remballé tout notre bazar en compagnie de nos co-chambraires anglo-saxonnes. Une heure, deux thés
au citron et quelques pas de salsa en New Rock plus tard, nous quittions les lieux, chargées comme des baudets, direction chez Yoann et Anne-Claire, nos hôtes pour les 3 jours à venir.
Après quelques déambulations pour trouver à manger, puis la gare Montparnasse. Là, arrêt sur image pour étudier deux provinciales déglinguées en mode « total look
pouilleuses » avachies dans une galerie de la gare à picorer les miettes d’un pique-nique frugal. A la rencontre d’un certain Octave, désigné par une queue de pomme, vous assistez à l’un
des fou-rires les plus débiles et ridicules possiblement créé par l’homme (ou par moi, en l’occurrence). A mi-chemin entre la chambre à air qui se dégonfle et l’oisillon en pleine asphyxie. A
ne pas oublier, Cira en mode Rambo, sa douce et mélodieuse voix habituelle ayant mué en un braiment rauque fort peu gracieux (pas taper !!). Le prix des transports dans
l’agglomération parisienne nous fait quelque peu grincer des dents, mais nous arrivons néanmoins à trouver notre RER (aah les joies de la RATP et de ses panneaux d’affichage !).
Arrivée à bon port (ou plutôt à bonne gare), je découvre le petit village du Guichet, dans ce qu’on peut appeler la campagne.
Après avoir pris un bon cappuccino plein de chantilly dans un petit bar-restaurant bien sympathique, c’est dans un skate-park que nous échouons. Nous avons posé nos cerveaux sur un banc pour les
faire bronzer, nous avons malencontreusement oublié d’appeler la Warner Bros pour mettre en boîte nos exploits… Du presque Matrix au presque Tigres et Dragons, du grand
n’importe quoi. Finalement, nous sommes arrivées chez nos anciens collègues de lycée, qui ont été vraiment adorables pendant tout notre séjour. Un endroit reposant dans le tohu-bohu de la
capitale. La journée reposante, bien que tout soit relatif !
C’est avec un peu d’avance qu’à 19h50, retentit un roulement de tambour lorsque les projecteurs se furent éteints.
Le public commença à rugir, et ma tension artérielle crève le plafond.
Au bout d’une interminable intro, Peter et ses musiciens prirent possession de la scène, et lancèrent la meilleure
première partie à laquelle il m’est été donné d’assister. Les musiciens, tout autant que le frontman, se donnent à 200%. Après Same Old Song, End of the Line, où le guitariste nous scie sur place
en headbangant furieusement pendant plus d’une minute tout en conservant son jeu impeccable. et Eleanor Rigby (reprise des Beatles), je frôlais déja la syncope. Suit On and On, Peter est un
vrai génie, un homme de scène incroyable. Son talent de chanteur est prouvé par son impressionnante régularité vocale, tant dans les grunts de End of the Line que dans les mélodies de Eleanor
Rigby. Il n’est, de plus, pas avare de communication, saluant, remerciant, parfois provocateur, mais jamais ingrat devant les réactions enthousiastes d’un public séduit. « And now, it is time to get Nailed to the Ground », rugit-il, pour ensuite enchaîner sur Zombie Slam, du dernier album Psalms of Extinction. L’assistance était
conquise.
Clôturèrent le show Just Hate Me, et le fameux Shut Your Mouth, où je commençais à sérieusement manquer de voix et d’oxygène.
J’étais fan de Pain depuis déja longtemps, mais ce soir-là, ma Painitude a dépassé les sommets. Peu de gens les connaissaient avant leur ouverture pour Nightwish, mais leur prestation
époustouflante leur valut une salve d’applaudissement d’une foule éblouie.
Les photos du show, cliquez sur le lien en dessous:
Après nous avoir chaleureusement remercié et qualifié du « meilleur publlic pour lequel ils aient pû jouer, ils quittèrent
la scène, et je continuais à brailler des « Hail Pain » et des « Peter Peter Peter » comme une vraie débile gagatisante. Les techniciens de Nightwish envahirent peu après la
scène, pour finir d’installer le matériel. Mais Pain n’ayant que peu de décors, ils eurent vite terminé. Cécile et moi étions dans un état nerveux indescriptible, et quand au bout d’une attente
d’à peine une demi-heure (attente remarquablement courte pour un si gros spectacle), les lumières baissèrent, pour laisser la scène et le public dans la pénombre. Nous distinguions dans le fond,
une immense toile peinte représentant la couvertire de Dark Passion Play, et d’autres décors semblables.
L’intro monta des enceintes, douce et envoûtante, quand le public commença à scander le nom du groupe mythique. Des projecteurs
bleus s’allumèrent, une légère rythmique se fit entendre, les applaudissements se firent plus forts, et au bout. Après 4 longues, très longues minutes d’attente, Jukka et son bandana montèrent
sur scène, ovationnés par un public déjà dévoué. Puis Tuomas, Marco et Emppu firent leur entrée, sous une nuée de cris et, c’est Bye Bye Beautiful, second single de DPP, qui inaugura ce concert
qui s’annonçait d’ors et déjà plus que prometteur. Annette, la nouvelle chanteuse, toute sourire, arriva la dernière, et se montra d’une énérgie et d’un enthousiasme incroyable. Le refrain fut
repris par tout le Zénith, dans un ensemble impressionnant. Marco, très en voix, se trouvait juste en face de nous, nous a repérée et gratifiées de plusieurs sourires et clins d’œil. Tuomas était
coiffé d’un haut-de-forme surprenant, faisait des mines et on ne pouvait nier la ressemblance avec un certain Johnny Depp. Emppu, comme à son habitude, survitaminé du haut de son mètre 55,
courait, sautait par-dessus les enceintes, tandis que Jukka au sommet de son promontoir dominait la salle.
Sans marquer la moindre pause, ils rempilèrent sur Dark Chest of Wonders, titre phare de Once. C’est sur ce titre
qu’explosa réellement l’ambiance et ma voix, heureusement couverte par la musique. Annette, pourtant si petite, parvint à rallier derrière elle plus de 6000 personnes, et même si elle ne possède
pas l’envergure vocale de Tarja Turunen, elle interprète très honorablement cette chanson qui demande à la fois puissance et maîtrise. Sur Whoever Brings the Night, une de mes pistes préférées de
DDP, il est plus que flagrant que le groupe nourrit une véritable alchimie sur scène, tous sourient, paraissant sincèrement heureux de jouer ici ce soir. Annette a son style bien à elle, se
déplace beaucoup, bouge avec entrain, et nous salue en Français, ce qui est tou à son honneur, car peu de groupes prennent cette peine. Elle dédie The Siren au fan-club français (bah de toute
façon cette chanson je ne l’aime pas, et je n’aime pas non plus le fan-club, alors bouh !)…
L’ambiance se calma quelque peu, moins électrique et survoltée, mais toujours intense pour The Islander, où Marco et Emppu
abandonnent leurs matériel électrique pour des guitares accoustiques. Assis sur des tabourets, Tuomas à ses claviers, Jukka mystérieusement disparu, Annette les rejoint sur scène, coiffée d’une
étrange couronne en plastique sortie tout droit d’une pochette surprise. La chanson est très calme, mais le public clappe des mains en rythme, pour finalement acclamer Marco à la fin de la
chanson, sur invitation d’Annette, très portée sur la reconnaissance de ses compères finlandais.
Promotion de Dark Passion Play oblige, Amaranth est interprétée sans faute (sans brailler les « misheard lyrics
s’il-vous-plait), et contraste fortement avec While Your Lips are Still Red, une ballade en bonus track sur l’album, où seuls les garçons sont sur scène, à l’exception de Emppu. Je n’étais pas
adepte de cette chanson au début, mais l’interprétation en live sans les violons sirupeux, agrémentée de quelques sourires du vicking bibarbique me fait finalement changer d’avis.
S’accordant une pause bien méritée, tout le groupe file en coulisse, et laisse l’intro de The Poet and the Pendulum ravir le public.
Les garçons reviennent sur scène et nous mettent K.O. dès les premiers instants, tandis qu’Annette assure une performance vocale très admirable pour un morceau si long. Je me déboite les épaules,
arrache les poumons, mais qu’importe… Tous se donnent à fond, les mains de Tuomas virevoltent sur les claviers, Marco ne faiblit pas sur ses parties chantées. Au bout de 13 minutes, la fin est
époustouflante, sur « Save me » Tuomas illustre son propos en mimant de se faire trancher la gorge, de façon très théatrale (mais non, on ne sent pas la ressemblance avec un certain
Johnny Depp, pour ne citer personne).
Sahara est une bonne suite à TPATP. Bien que peu convaincue par cette chanson sur l’album,
l’entrain général me fait modifier mon opinion, de plus, voir Annette sauter et bouger infatigablement, et Emppu se payer notre tête sur la reprise ont raison de mes réticences. Nightwish est
n’est rien moins que mort, d’ailleurs Dead to the World le confirme bien. Un titre rarement joué en live depuis Century Child, et qui pourtant est un classique..
Malheureusement, Nemo me reste quelque peu en travers de la gorge, n’étant pas soprano qui veut, Annette a parfois du mal à assurer
le niveau très élevé imposé par l’ancienne vocaliste. Mais la grandiloquence de la prestation pallie à ses faiblesses, l’ambiance neigeuse du clip recréée par un flot de cotillons.
Grandiloquence toujours présente sur 7 Days To The Wolves, qui inaugure le rappel. Toujours aussi énergique, Anette grimpe même sur l’estrade de Jukka lors des parties instrumentales pour saluer
l’audience.
Le morceau est suivi par Wishmaster, quelque peu modifié pour coller le plus possible au style vocal d’Anette. Les mythiques
« Master ! Apprentice ! Heartborn, Seven Seeker ! Warrior, Disciple, in me the Wishmaster », saccadés par les fracas de batteries, appellent le public à donner encore une
fois le meilleur de lui-même, pour soutenir un groupe qui aligne les performances incroyables. Marco nous remercie en hurlant dans son micro « I think, for half and
a year we’ve been touring now, you are the best crowd, this is fucking awesome!”, ce à quoi Anette renchérit “Oui, it’s the truth, you’re the best, we are blown away!”. Interlude très
gratifiant de la part de ce groupe si mythique dans le monde du Metal. Et ce fut par un Wish I Had An Angel que se termina, dans une apothéose d’effets de pyrotechnique, un déluge de cotillons et
une explosion musicale, ce concert absolument époustouflant.
Le public, séduit, ovationna les 5 scandinaves dans un élan de gratitude comme jamais encore je n’en avais vu. L’outro s’éleva. Marco, qui nous
avait à plusieurs reprises sourit et fait des petits signes, vicking derrière sa basse. Jukka, sous son bandana. Emppu, 1m55 d’adrénaline et de vitamine C. Anette, qui a soutenu sa performance
haut la main. Et Tuomas, ému aux larmes. Tous saluèrent, s’inclinant à plusieurs reprises, bras dessus bras dessus, dans un ensemble et une complicité qui n’avait pas émergé du groupe
depuis longtemps. Anette descendit même au premier rang, remerciant, serrant les mains, les larmes aux yeux. Elle récupère la banderole artistiquement réalisée par les soins de Cira. Toujours sur
scène, Tuomas a même eu l’immense gentillesse de venir nous serrer la main, sans nul doute par les grands signes et les appels que je destinais à son attention. Quand le groupe fut sorti, -Cira
pardonne-moi-, ma très chère meilleure amie avec qui j’avais passé cet extraordinaire moment et qui m’avait tant raillé après mes larmes du concert de Kamelot à Bordeaux, cette même Cira,
celle-là même chez qui tout débordement lacrymal est rareté, fondit en larmes sur mon épaule, et j’avoue que moi aussi j’avais une boule dans la gorge.
Les photos du concerts, cliquez sur le lien dessous:
Après 3h de pur bonheur, la neige nous attendait au sortir du Zénith, comme pour nous rappeler dans cet air du temps
scandinave, qu’un ange nous accompagnait encore.
Ce fameux 6 Avril… Environ 8 mois que nous attendions cela, et nous y étions enfin ! C’est à (hum hum) 5h du matin que nous sommes arrivées devant le Zénith
de Paris, comme deux plantons. Pas âme qui vive, le Parc de la Villette dormait encore. Il manquait bien 5 ou 6 degrés, mais qu’importe ! Sur le coup de 5h45, nous rencontrons Noémie, et
faisons connaissance en attendant le reste du public.
Au fur et à mesure de la matinée, les files d’attentes se forment, et nous décidons de nous faire un petit déjeuner MacDo bien chaud. C’est là que nous apprenons
que Théo, rencontré sur place, était originaire du même bled que Cécile ! Et je me sentais moins seule dans mon hystérie anticipatoire de voir PAIN en première partie. De retour devant le
Zénith, pour légitimer nos places en tête de file, c’est avec les membres de WithinTemptation.fr que nous partageons notre culture Naheulbeukienne à grand renfort d’Ancêtre Gurdil
et autres chants pour le moins potaches. Midi sonne, on casse la croûte, accompagnée de Mélanie, croisée une ou deux fois à la fac mais à qui je n’avais jamais adressé la parole. Comme quoi, il
faut venir à Paris pour rencontrer du monde!
Le temps ne
parait pas si long, mais après le tirage de portrait de rigueur, je me dirige vers l’entrée des artistes avec Théo, en espérant voir le groupe Pain arriver. Mais quelle ne fut pas la stupeur
quand un taxi parisien passe devant nous, et je distingue à l’arrière un bandana et une masse de cheveux blonds. Je réalise finalement que ce sont Marco et Jukka, et dévale la pente pour finir
devant eux, les yeux grands écarquillés. Marco, du haut de son 1m95 et des bananes, style vicking, et Jukka, (beaucoup) moins grand, mais toujours coiffé de ses bandanas, engoncé jusqu’au nez
dans une écharpe et une parka, me voient devant eux et se montrent souriants, chaleureux et accessibles, même lorsque je leur avoue être « speechless ». Avec mes 9 années d’anglais en
poche, je parviens à aligner des pensées cohérentes et à leur exprimer tout un tas de bêtises… Après les photos et les autographes rituels, pimentés de gros câlins et de bises affectueuses, je
cours prévenir Cécile qui était restée dans la file, et elle put aussi profiter de la gentillesse de nos deux finlandais, qui, après nous avoir remerciés, s’en retournent à leurs occupations de
superstars du metal international (rien que cela, hé oui).
Nous restons au niveau de l’entrée des artistes (j’avais toujours en tête de voir Peter- himself-au-nom-imprononçable-parce-que -suédois), mais le temps se
dégrade. Une pluie diluvienne se met à tomber, et c’est là que je bénis le parapluie bas de gamme que j’ai eu le soin d’emporter. La blague météorologique devient de mauvais goût quand la grêle
pointe le bout de son nez. Des grêlons de la taille petits pois s’abattent furieusement sur le Zénith devant lequel patientent gentiment de plus en plus de monde. A 17h45, expédition pipi, il
faut remonter le conglomérat hétéroclite qui n’aura pas la chance d’être au premier rang, tout en se faisant fusiller du regard par bon nombre de personnes. Et oui, mais que voulez-vous,
premier arrivé, premier servi ! Plus que 1h15 à attendre, le pied de grue étant dorénanvant une activité que nous maîtrisons à la perfection.
Ce fut à 19h15 que les vigiles ouvrient enfin les portes, et ce fut la ruée vers les entrées. Malgré les 2kilos5 que je traînais à chaque pieds (Stitch et Sôma
sont quelques peu emcombrantes lors des sprints), les pans de Lancelot et de ma jupe que j'avais vaillament retroussés et mon sac qui me battait les côtes, j'ai piqué la course du siècle,
bousculé pas mal de monde, et foncé tête baissée pour finalement voir 14h d'attente récompsées par une place au premier rang. Et j'avais de plus réussi à viser particulièrement juste: contre la
barrière, sur la gauche du micro centrale, mais suffisment de biais pour voir Tuomas (Cécile, elle était pour toi celle-là!).
La suite:
Après le concert, nous retrouvons Pierre, un membre du forum de Rammstein, qui lui aussi y avait assisté. Le mois d’Avril neigeux ne nous empêche pas d’attendre
aux portes de services, dans l’espoir de voir le groupe. Mais après une heure et demi, peine perdue, nous rentrons à l’auberge de jeunesse, à 10 minutes à pieds de la Villette. En mode zombies
frigorifiés, nous échouons dans la salle commune, autour d’un bon chocolat chaud. Il était près de 1h30 du matin quand nous sommes finalement allées nous coucher, ou plutôt nous écrouler comme
des masses dans notre petite chambre au confort spartiate. Le lendemain allait être 10 fois pire que ce que nous avions imaginé…
Aujourd'hui. Today. Hoy dia. Heute. сегодня (<-ça c'est du russe).
Sortez les fanfares, les cotillons, les valises et les billets de train! Au bout de 8 mois d'attente patiente et organisée, j'ai dégringolé de mon lit ce samedi 5 Avril à 8h45
du matin. Le jour de notre départ était enfin arrivé! La matinée est mouvementée et chargée, beaucoup de détails à régler avant de partir, mon sweat à récupérer chez la couturière, un paraluie à
acheter, et tant d'autres. Tout s'annonçait bien quand Cira a appelé pour me prévenir qu'elle avait fait son boulet et n'arriverait qu'avec 45 bonnes minutes de retard. Pointe d'inquiétude, mais
pas de soucis à se faire, car après une bonne platée de pâtes au gruyère et jambon, direction la gare de Nantes avec 30 bonnes minutes d'avance, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise.
Le train n'a pour une fois aucun retard, et à 16h15 nous arrivons sans encombre à Paris. La gare Montparnasse m'en a fait baver, avec mon chargement de dromadaire, j'ai
affronté les habituels escalators, les escaliers du métro et l'hostilité latente de la population indigène, une espèce de masse compacte tirant des têtes de 10pieds de long en toutes
circonstances et ne prêtant pas la moindre attention à ma pauvre petite personne trop chargée pour avancer de leur pas de boulet de canon.
Bien des tribulations plus tard, nous arrivons l'Auberge de Jeunesse Cité des Sciences où nous prenons nos quartiers dans une chambre quelque peu spartiate, en compagnie
de deux jeunes anglo-saxonnes. Epuisées par nos péripéties du jour, c'est bien sagement à 21h45 que nous avons sombré dans les bras de Morphée, à grand renforts de Boules Quiès et de Bittersweet
Symphony.
C'est à 2h30 du matin que nous nous somes réveillées pour le grand parcours du combattant pré-concert pour nous donner une allure digne de l'attente qui durait depuis près de 8
mois.
Ca y est. J'ai atteint mes objectifs! Bon, pas tous bien entendu, car ils sont trop nombreux pour tous se voir enfin réalisés. Mais du moins, je vais commencer à croire à la
véracité de l'astologie Chinoise.
Petit aperçu de mon portrait astro de l'Empire du Milleu:
Puissance et agressivité sont les traits dominants des Dragons. Les Dragons sont tenaces, savent exactement ce qu’ils veulent et feront tout pour l’obtenir.
Dotés d’un charisme et d’une séduction naturelle, ils peuvent ainsi rester le centre d’attention dans toutes les circonstances.
Les Dragons passent pour être très chanceux dans leurs relations. Amis ou parents sont toujours prêts à écouter ce que le Dragon a à dire, et, lorsqu’il lui
arrive de prodiguer des conseils, c’est toujours devant une assemblée attentive.
Emotionnellement, le Dragon ne digère pas l’échec. Au moindre revers il peut exploser de rage et hurler de colère. Il ruminera amèrement sa défaite, la mine
déconfite, les larmes de colère aux coins des yeux, mais ne la reconnaîtra jamais.
Le Dragon n’est intéressé que par le pouvoir, d’autant qu’il est persuadé qu’il lui revient de droit. Il court toujours après le rôle de leader, qui, c’est un
fait, lui sied à ravir. Il a l’âme d’un chef et sait d’instinct ce qui doit être fait par-dessus tout.
Il serait dans l’intérêt du Dragon d’apprendre la flexibilité, l’écoute et la tolérance. Vouloir toujours se montrer en puissant
peut certes faire impression sur les autres, mais cela risque aussi d’empêcher le Dragon de vivre pleinement sa vie.
J'ai pas mal morflé, ces derniers temps, je ne voulais plus rien prendre en main car je n'y voyais aucun intérêt. Mais finalement, je suis sortie de cette inertie qui me minait,
et j'ai récupéré ce qui me revenait, c'est à dire ma confiance en moi, mes buts, mes envies, mon inspiration, et ma rage de vaincre les obstacles. Je me tape sur les doigts de façon régulière,
et je m'accroche à la fierté qui m'avait quelque peu abandonnée ces derniers temps. Et sans oublier que mes crocs ont repoussé et sont de nouveau suffisemment longs et aiguisés pour mordre
quiconque se mettrait en travers de ma route.
J'en reviens à mon astrologie chinoise. L'un des signes favorables au Dragon est le Rat, qui le place dans un contexte bénéique sur le plan financier. Et d'après mes derniers
relevés de comptes et mes perspectives professionnelles à court terme, ce n'est pas complètement faux. Entre les salaires passés et à venir, une indemnisation conséquente suite à mon accident
de voiture de l'été dernier, quelques rentrées du côté famillial (merci les grands parents ^^). Je suis encore loin d'être sortable. Mon côté panier-percé me joue des tours, et l'argent a
toujours cette fâcheuse tendance à me brûler les doigts. Mais je parviens de mieux en mieux à me contrôler (dit-elle en jetant un regard à sa collection de CD qui s'agrandit à vue d'oeil,
denières aquisitions en date, Dark Passion Play Tour Edition de Nightwish, Siege Perilous de Kamelot, Fieber Maxi-Single de Oomph!).
Ma persévérance pour trouver un emploi s'est finalement révélée payante. J'ai été prolongée en CDI au MacDo de Pont Cheviré où je travaille, j'ai eu des réponses positives aux CV envoyés, de
Ikéa, E.Leclerc de Atlantis et Orvault Grand Val... Mon entretien au Centre Leclerc d'Atlantis ne s'est pas trop mal passé, j'attends la réponse pour le 30 Mars dernier carat, et j'attends
aussi la réponse des Hyper U de la Tranche sur Mer et de l'Aiguillon. Si elles sont suivies d'un entretien se révélant positifs, je devrai choisir entre:
-un boulot au Macdo dans une ambiance plutôt bonne avec des gens de mon âge, et tous les services et la liberté que j'ai à Nantes.
-un boulot de caissière à Nantes, dans les mêmes conditions que celles au-dessus, mais avec une équipe totalement nouvelle dont la moyenne d'âge serait beaucoup plus élevée
-un boulot de caissière ou rayonniste dans une grande surface de la côté, avec de nombreux saisonniers de mon âge... Le hic est que je ne serai plus sur Nantes, donc plus d'Internet ni de
liberté, mais la plage et tous les loisirs du bord de mer pour contreblancer.
Je ne tiens pas à vendre la peau de l'ours avant de l'avoie tué. Mais il faudra que je fasse un choix!
Je pourrai encore en faire des tartines, mais je vais simplement conclure par des petites news en vrac: je sais quels motifs je vais me faire tatouer, j'ai abandonné l'idée d'un labret, je
reprends mon régime, je suis toujours aussi maniaque du ménage, je me suis découvert de l'ADN de hamster (je vis la nuit) et je me retiens à présent d'envoyer des sms qui me mettraient dans des
situations délicates, même si la Loi de Murphy alias la Loi de l'Emmerdement Maximum me tape sacrément sur le système...
Citation du Jour
C'est le Macdrame du MacBoy noyé dans MacPiscine à balles Mes collègues et moi pendant le déjeuner
Aujourd'hui, vendredi 29 Février 2008, j'ai une grande, très grande nouvelle à vous annoncer... Après moultes angoisses, rongeage d'ongles et cappucinos, j'ai été libérée d'un
énorme poids.
J'ai eu mes partiels!!
J'ai paniqué de belle façon, avant d'avoir les résultats. En effet, ils sont publiés de façon un peu anarchique sur des liasses de feuilles A4, et mon bordereau se trouvait en bas
de page. Comme des confrères étudiants avaient eu la délicatesse de prendre leurs résultats plus tôt que moi, mon bordereau avait disparu. J'ai donc été dans l'obligation de monter au secrétariat
pour demander ma feuille. Et ma tension artérielle a failli crever les normes quand j'ai vu la secrétaire pianoter sur son ordi, froncer les sourcils et hésiter à répondre. Je me suis dit que ça
y est, je ne les avais pas réussis. Mais elle a finalement relevé la tête en souriant et a dit que c'était excellent. J'ai litéralement sauté sur place. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si
j'avais échoué... Mais il n'y avait aucune raison à cela. Puisque j'ai assisté à tous les cours ce semestre, bossé, et révisé. Alors voici donc le résultat. Une moyenne de 12.5. Pas tout à fait
autant que ce que j'aurais aimé avoir, mais du moment que j'ai réussi, rien ne m'importe!
C'est pourquoi aujourd'hui, le petit farfadet dans ma tête danse la gigue, le rock'n roll, le disco, la valse ete la Tektonic!!